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 Starting all over again [Frederic]

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MessageSujet: Starting all over again [Frederic]   Ven 8 Juil - 0:48

Toujours le même problème. Je n’avais pas atterri ici par hasard. Seattle n’était pas une de mes destinations. Moi qui devais rester à New-York pour les affaires, on m’avait conseillé de venir ici. Et me voilà : devant le grand hôpital de la ville, juste devant les portes. Bizarrement, je ne me décidais pas à entrer. Alors que devant moi, les portes automatiques de l’entée s’ouvraient et se fermaient au rythme des personnes qui entraient ou sortaient. Certaines d’entre elles me regardaient avec un drôle d’air. C’est vrai que cela devait sembler curieux que je reste plantée devant et que je ne bouge pas d’un poil. A vrai dire, j’avais le ventre noué. Je n’avais pas envie d’entendre des choses que j’avais déjà entendues lors de mon passage chez le médecin de la Big Apple. Les « oui Madame Benett, vous êtes malade. » D’une, je suis une mademoiselle, je ne suis pas mariée et encore célibataire : ma dernière vraie conquête remontant à un dénommé Frederic Oxford. Un bel homme. D’ailleurs nous sommes toujours en contact, c’est mon meilleur ami. Bien sûr que non je ne ressens plus rien pour lui, ça fait d’ailleurs longtemps que je ne l’ai plus revu. On s’envoie des e-mails, on s’appelle. S’il y a quelque chose à raconter, lui c’est le premier de ma liste. Mais comme vous pouvez le savoir, ma maladie, je n’en lui ai pas dit un seul mot. D’une pour ne pas l’inquiéter, de deux, ça m’énerve de me le rappeler tous les jours. C’est déjà assez dur de prendre des médocs et d’avoir un régime strict.

Et voilà j’en suis maintenant : devant le Seattle Grace. J’avais déménagé juste pour cela. Pour ma maladie. Mon médecin m’avait recommandé cet endroit, en me précisant qu’il regorgeait de très bons chirurgiens, de bons médecins… Le top quoi. Peut-être une chance que je retrouve une vie normale. Enfin, c’était quoi une vie normale? Peut importe. Le problème c’est que je me décidais pas à entrer dans ce foutu bâtiment. Moi qui n’avais jamais peur d’affronter de nouvelles choses, là j’avais un peu les jetons à vrai dire. Et je n’aurais pas su vous dire pourquoi. Ravalant ma salive, je me décidai à faire un pas en avant. Je tenais fermement mon sac et ma petite robe volait doucement au rythme de la légère brise. Aller, c’est ma vie que je joue, je n’ai pas fais tout ce déménagement pour ne pas entrer dans cet hôpital. Aller hop, je refis un pas, puis un autre, puis j’entrai enfin dans le Seattle Grace. Sympa. C’était tout lumineux, tout blanc, tout propre. Un hôpital quoi. Respirant doucement, je m’avança vers les secrétaires qui ornaient le hall du bâtiment. Une jeune femme blonde, souriante, leva la tête en me voyant :

« Que puis-je faire pour vous? »

« Euh, je suis Susan Benett, le docteur Golman m’a conseillé de venir dans votre hôpital. Je pense qu’il vous a avertis de ma venue. »

« Laissez-moi vérifier… Oui en effet, Madame Benett, vous devez aller au service de cardiologie se trouvant au premier étage à droite. »

« Merci bien. »

En hochant la tête, je me tournai vers là où la jeune femme m’avait indiqué le chemin. Service de cardiologie, ouais. J’avais ce qu’on appelle le syndrome de Marfan. Une maladie qui affectait mon cœur. Si c’était bien suivi, il n’y avait pas trop de problèmes, mais cela restait quand même handicapant. Surtout pour mon boulot où je dois courir de partout. Une vraie plaie cette maladie. C’était étrange car c’était génétique, mais on me l’avait découvert il y a à peine cinq ans de cela. Selon mon médecin, c’était rare. Heureusement que ça n’avait pas bousillé mon enfance au moins. Bon, maintenant j’étais ici, je ne pouvais plus reculer. Je devais m’y faire : je devrai retrouver un boulot ici, et reconstruire également ma vie. Foutue maladie.

C’est donc en repensant à tout ça, que je montai au premier étage, allant là où la secrétaire m’avait indiqué. En regardant quelques médecins passés je me mis à penser : et si je croisais Frederic? Il travaillait ici que je sache, oui il me l’avait dit lors d’un mail. Et mince, si je le croisais il allait se demander qu’est-ce que je fais dans cet hôpital. Malheureusement, je n’eus pas le temps de pousser à bout mes réflexions puisqu’en tournant dans un couloir, je me retrouva nez à nez avec lui : Frederic Henry Oxford.
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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Ven 8 Juil - 1:33

« Mhhhh » Je pousse un léger gémissement en me réveillant, Meredith dort encore, elle est contre moi, je la pousse pour regarder l’heure et éteindre le réveil, je commence à 7heures, et il est presque 7 heures. Je la repousse doucement pour ne pas la réveiller et je quitte le lit, nu un peu comme toutes les nuits que je passe dans le lit avec Meredith à vrai dire. Je baille aux corneilles après une nuit agitée, je vais rapidement me doucher et m’habiller. J’enfile un jean noir, une chemise blanche, un pull noir et je prends mon sac, pas le temps de faire un café je le prendrais lorsque je serais à l’hôpital. Je prends juste le temps de lui laisser un post-it sur le réveil avec un « je t’aime » écrit dessus. Cela fait peu de temps que je suis avec elle et elle habite déjà chez moi, elle est magnifique. On s’entend bien tous les deux malgré nos sales caractères. On se ressemble beaucoup, elle est tout le contraire de Nicole, parfois même je me demande si elle n’est pas moi, mais en homme. Je grimpe dans ma voiture et je prends la route pour me rendre à l’hôpital passant acheter des spécialités françaises, des croissants et autres pâtisseries pour le service. Je sifflote doucement en sortant de la voiture, pas de cigarette en bouche, je suis en rémission de mon cancer, j’essaye de vivre avec. J’ai encore un peu de mal pour vivre sans mes cigarettes, mais je mange à la place. C’est aussi un gros effort vu que je ne mange jamais en temps normal. Meredith sourit à chaque fois qu’elle me voit manger, elle semblerait heureuse de me voir prendre des kilos contrairement à toutes les autres femmes sur cette terre.

Je vais déposer les gâteaux dans le service de cardiologie avant d’aller me changer dans les vestiaires, j’enfile juste ma blouse, je crois que je n’opère pas aujourd’hui, j’ai une journée tranquille, je pourrais surement aller voir Meredith lorsqu’elle prendra son poste je pense. Je sors des vestiaires en mettant mes lunettes de vue alors qu’une infirmière vient me parler. « Docteur Oxford, nous allons recevoir la visite d’une patiente atteinte du syndrome de marfan aujourd’hui… Il faudrait que ce soit vous qui passiez la consultation, Emma n’est pas là et vous êtes le titulaire de garde du service. » Elle me tend le dossier, je ne regarde même pas le nom je le mets en dessous de mon bras et je la remercie d’un léger sourire, je prends le couloir de gauche et j’avance pour aller voir mes patients, enfin, surtout briffer les internes et les résidents sauf que… « Suzie ! » Je souris largement en voyant ma meilleure amie au bout du couloir, je ne percute pas une seule seconde qu’elle peut être là parce qu’elle est malade, je pense juste qu’elle est là pour me voir, égoïstement je ne pense qu’à moi. « Quelle belle surprise ! » Je garde mon sourire naïf au visage, je m’approche d’elle et je la serre dans mes bras faisant attention à ne pas le faire tomber à terre. « Je dois juste aller voir mes internes et résidents, rencontrer une nouvelle patiente atteinte du syndrome de marfan et je te paye un café ma chérie ! Tu m’as manqué tu sais… » Mon pouce glisse sur sa joue tendrement. Je ne me doute de rien, c’est dingue ça, je viens de faire une boulette en plus. Mais vous savez, elle n’est jamais malade, elle est toujours en pleine forme, c’est une femme forte, alors l’imaginer malade serait un monde qui s’écroule devant moi.

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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Ven 8 Juil - 2:02

Non franchement, jamais je n’aurais cru le croiser. J’aurais même essayé de l’éviter. Lui avouer ma maladie, ça serait le réduire en morceaux. Je ne pouvais pas le lui dire, je ne voulais pas qu’il s’inquiète pour moi. Vraiment, c’était une foutue maladie. Quelle horreur d’avoir à porter ça sur la conscience. Ce n’est pas une vie ça, bon dieu. Non, étonnement je n’avais pas prévu de le rencontrer là, maintenant, tout de suite. Mais le destin en décida autrement, et je me voyais maintenant devant Frederic, qui avait un grand sourire aux lèvres. Comment ne pas l’avoir? Cela faisait tellement longtemps que l’on ne s’était pas vu. Je ne pus m’empêcher de répondre à son sourire, tellement j’étais contente de le voir. Pendant un instant, j’avais oublié le pourquoi j’étais ici. J’avais complètement oublié ma maladie. Je ne m’intéressais qu’à mon meilleur ami. Oh que oui c’était une surprise. Je me laissai prendre dans ses bras. Pleins de bons souvenirs remontaient à la surface. C’était maintenant que je me disais qu’il m’avait manqué. Je joignis mes mains autour de lui pour le serrer doucement contre moi. Puis, en me décrochant de lui, quelque chose m’interpella dans ses paroles : patiente atteinte du syndrome de marfan? Minute… Ce n’était pas moi tout de même? Même si mon cœur battait la chamade, j’essayai de ne rien faire paraître sur mon visage. De toute façon il découvrirait tôt ou tard qui était cette patiente. En l’occurrence, c’était moi. Et mince. Reprenant mon souffle, et souriant un peu face à sa marque d’attention je lui répondis :

« D’accord, je t’attends ici alors. »

En vérité, je l’attendrai ici comme j’attendrai mon médecin. Il n’y avait pas quelqu’un d’autre pour s’occuper de mon cas? Il fallait peut être dédramatisé, c’était peut-être une autre patiente qui était atteinte de la même maladie que moi. Maladie rare quand même, et il avait bien précisé nouvelle patiente. En lui souriant une nouvelle fois, je lui montrai de la tête un petit canapé près de la cafétéria. Avant de rejoindre le siège, je passai ma main dans la sienne, la serrant doucement puis j’ajoutai :

« Tu m’as manqué aussi, Frederic. »

C’était toujours mieux de le voir en vrai que de s’échanger des e-mails ou des appels téléphoniques. Ca faisait aussi bizarre de le voir, toutes ces années… J’avais quand même plein de questions à lui poser. Mais pour l’instant, je lâchai sa main et je me dirigeai vers le petit canapé où je pris la peine de m’asseoir, pas trop à mon aise. Tôt ou tard, Fred découvrira que la patiente atteinte de cette maladie c’était moi.
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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Ven 8 Juil - 2:18

Beaucoup de choses ont changés depuis la dernière fois que nous nous sommes vus. Elle est tout le temps en voyage et moi cela fait à peine deux ans que je suis installé dans cette ville. Miqs à part les mails et autres coups de téléphone nous n’arrivons pas à nous joindre. Là je dois avouer que je suis un peu sur le cul de la voir débarquer comme ça. Je sais qu’elle aime me faire des surprises, mais de là à monter dans mon service de cardiologique. Je commence à trouver sa louche, mon esprit déductif tente de faire une brève apparition alors que mon cœur me supplie d’oublier mes patients et d’aller passer du temps avec, peut-être ainsi lui avouer l’histoire de mon cancer qui désormais est guéri, enfin on en sait pas, il faut attendre quatre ans pour savoir si oui ou non, c’est fini. En tout cas plus de cigarettes ni alcool pour moi, c’est terminé les folies. Elle va me trouver changer lorsqu’elle va apprendre que j’ai conclu avec Meredith, elle sait qui est cette fille, mais elle ne sait pas qu’elle vit chez moi désormais. Elle sait aussi pour Nicole, la fameuse femme de ma vie qui est partie sans un au-revoir et qui est de retour avec notre fille. Meredith a cru que j’allais la quitter lorsque Nicole est revenue, mais je lui avais fait la promesse que j’allais la rendre heureuse, et puis j’aime Meredith. Je pense à elle constamment. Je soupire doucement alors que Suzie va s’installer sur le canapé me disant que je lui ai manqué aussi, un sourire s’affiche sur mon visage alors que je me dépêche d’aller voir mes internes et autres médecins qui sont dans mon service aujourd’hui.

« On se dépêche ! » Dis-je d’un ton assuré en claquant mes mains lorsque j’entre dans la première chambre, une de mes internes commence à m’explique le pourquoi du comment ce monsieur Black est ici, ainsi demain je devrais l’opérer pour lui déboucher des cavités obstruées. J’explique rapidement la procédure à ce patient avant de tendre mon dossier à une autre interne et je lui demande de me le lire alors qu’on marche dans le couloir. « Alors… Susan Mary Benett atteinte du syndrome de marfan, il a été découvert il y a peu chez elle et son cardiologue lui a dit de venir ici… » L’interne parle sans se rendre compte que je suis à l’arrêt derrière eux. J’ai entendu le nom de Susan, Susan est ici, dans mon service. Elle ne m’a rien dit, je ne me doutais de rien et voilà que j’apprends qu’elle est malade. J’avale lentement ma salive. « Allez préparer une chambre pour mademoiselle Benett, je vis aller la voir et discuter de sa maladie… » Je dis ça d’un ton froid et sans appel, il fait que j’y aille et je veux y aller seul, mes médecins s’en vont voyant qu’il y a quelque chose de bizarre chez moi. Je fais marche arrière et je retourner voir Suzie qui est toujours assise sur son fauteuil, sans un mot je m’installe à côté d’elle, croisant mes jambes et mes bras. « Depuis combien de temps tu le sais ? » Je pose cette question, c’est bien entendu en rapport avec sa maladie, pas besoin de le dire, je pense qu’elle va comprendre comme une grande. Je soupire doucement, je tombe des nues, mais je ne peux rien dire, je lui ai caché aussi mon cancer alors bon…

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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Ven 8 Juil - 2:46

Pendant l’absence de Fred, je joignais mes mains qui tremblotaient légèrement. Je me demandais comment allait réagir mon meilleur ami. Comment réagis-t-on face à ça? Est-ce qu’on se porte compatissant, est-ce qu’on console l’autre ou est-ce qu’on lui en veut de ne lui rien avoir dit? Parce que c’était ce que j’avais fait. Je lui avais caché ma maladie depuis le début. C’était légitime non? Je voulais lui laisser vivre sa vie, avec tout ce qu’il me racontait, il avait l’air heureux. Je ne voulais pas lui gâcher tout ça à cause de moi. Ca serait de l’égoïsme à l’état pur. Je n’étais pas comme ça. Toujours en l’attendant, j’observais les allers et retours de patients, de famille ou de médecins. J’essayais de relativiser le moment. Mais je n’arrêtais pas de penser à Frederic et à sa réaction. Même si je le connaissais par cœur, je redoutais un peu. Jamais je ne l’avais vu réagir face à une telle chose. Je sais que je compte énormément pour lui et c’est complètement réciproque. Et je le comprendrais qu’il m’en veuille. Mais commencer comme ça, après de nombreuses années sans se voir… J’aurais préféré le rencontrer ailleurs qu’ici. J’aurais même préféré ne pas venir à Seattle, rien que pour ne pas à avoir à lui annoncer une telle chose. J’essayais de respirer normalement, puis je mis à observer mes chaussures pour passer le temps. Le temps qui me semblait assez long, presque une éternité.

C’est en sentant le sofa s’aplatir sous le poids d’une personne, que je levai les yeux vers lui. Fred était là : bras et jambes croisés, m’observant sérieusement et en me posant une seule question. Ca y’est, il le savait. Je n’étais pas idiote, il me demandait depuis combien de temps je savais que j’étais malade. Je ne pus soutenir son regard trop longtemps, je baissai les yeux une nouvelle fois, me mordant la lèvre inférieure. Je ne pouvais plus faire marche arrière, il le savait, je lui devais des explications. Je le connaissais, si je ne lui disais rien, il ne lâcherait pas l’affaire. Remontant les yeux vers lui, je me décidai enfin à lui répondre :

« Ca va faire cinq ans… »

J’eu la voix légèrement cassée quand je le lui annonçai. Oui, cinq ans. Limite si c’était quand on était encore ensemble. C’était lors d’un contrôle tout à fait ordinaire chez le médecin, que ce dernier détecta une anomalie dans mon cœur. Et c’est là que tout s’enchaîna. J’étais la seule à savoir ce que j’avais, à part mon médecin bien sûr. Ce n’était pas mon caractère, de propager ma peine à tout mon entourage. Et encore moins à Fred. Voyant la tête qu’il faisait, je m’empressai d’ajouter :

« Je ne voulais pas t’inquiéter Fred, tu comprends?... Et puis je vais bien, je t’assure. »

Ce n’est pas comme si j’étais en train de mourir par terre non plus. Même si ce n’était pas une maladie anodine, je savais la combattre. Ca faisait cinq ans que je le faisais et je n’allais pas m’arrêter maintenant. Surtout que mon meilleur ami est au courant. Je continuai de l’observer, l’air complètement désolé.

« Tu m’en veux? »

J’hésitais à lui poser cette question. Mais les mots sortirent seuls de ma bouche, sans trop réfléchir. Je me retins de lui prendre la main ou de montrer une quelconque marque d’affection. Il devait être sous le choc, et je ne pouvais que le comprendre.
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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Ven 8 Juil - 14:10

Elle le sait depuis cinq ans et elle n’a jamais rien dit. Je baisse les yeux, je ne sais pas comment elle a fait pour vivre cinq années comme ça. J’espère au moins qu‘elle en a parlé à des proches et pas que à des médecins, je sais qu’on a besoin de se faire soutenir dans des moments pareilles. Je sais que en tant que médecin je soutiens un maximum mes patients, je fais de mon mieux pour être avec eux et les rassurer, surtout ceux qui n’ont pas de famille, je dois l’avouer. Je ne supporterais jamais mourir seul alors pourquoi eux doivent le faire. Avant d’arriver dans cet hôpital j’étais plus ce médecin salop qui opérait juste pour le plaisir d’opérer, mais j’ai rapidement changé en rencontrant ma Nicole. Elle m’a fait comprendre beaucoup de choses, sur moi et celui que je pourrais être. Celui que je suis maintenant, c’est grâce à elle, je suis devenu plus gentil, moins cynique, je suis largement moins méchant mais tout autant impulsif, je suis désormais romantique et très ouvert. « Cinq ans… Tu en as parlé à d’autres que des médecins ? Tu sais qu’il ne faut jamais rester seul dans des moments pareils… » Je hausse un sourcil en la regardant du coin de l’œil. Je ne lui en veux pas, quoi que si un peu, parce qu’elle aurait pu me le dire, j’aurais pu agir tout de suite, j’aurais pu tenter de la sauver tout de suite, je suis un excellent cardiologue, l’un des meilleurs, enfin j’étais un des meilleurs jusqu’à ce que je tombe dans l’alcool. Je lui ai fait part de mes déboires d’alcoolique dans quelques e-mails, il le fallait, avant qu’elle ne l’apprenne par quelqu’un d’autre, mais elle sait que dorénavant, je me suis calmé. Je lui souris en coin afin de la rassurer, je ne vais pas la manger, je ne vais pas non plus hurler à en perdre la voix.

Je regarde le bout de mes chaussures alors qu’elle me dit qu’elle ne voulait pas m’inquiéter, je souris de nouveau, elle est exactement comme moi. « Je m’en doute Suzie, j’aurais fait exactement la même chose, et comme toi, il y aurait bien eu un moment où je serais venu… » Je joue avec mes doigts avant de passer mon bras droit derrière le dos de la belle Susan. Ça me fait plaisir de la revoir même si c’est dans des conditions pareilles, cependant je ne me fais pas trop de soucis, on va la soigner, coute que coute, nous allons montrer que notre service de cardiologie est un des meilleurs du pays. « En parlant de ça… je n’ai pas été totalement sincère de mon côté… J’ai eu quelques problèmes de santé ces derniers temps, d’où mes nombreux voyages à los-Angeles, dans un cabinet d’oncologie… » Je ne la regarde pas pendant que je lui parle de ça, je n’ai pas envie, elle va encore me mettre une claque, parce qu’elle me connait, je fais toujours tout dans le dos de tout le monde, cela ne m’étonnerait même pas qu’elle me demande si j’ai parlé de sa à ma nouvelle petite amie qu’est Meredith. « Je suis en rémission, tout va bien, je saurais dans quatre ans s’il faut que je retourne me faire opérer… » J’ai déjà tout fait pour mon foutu cancer du foie, la chimio, les opérations et heureusement, tout a fonctionné, j’ai été un patient modèle il parait. Mais je n’étais pas la personne modèle derrière, j’étais invivable les premiers temps sans alcool ni cigarettes. Je dois avouer que pour une épreuve de ma vie, elle était surement l’une des plus dures. « Bien sûr que non, je ne t’en veux pas ma belle, on est en quelque sorte quitte… » Je souris gêné de ma phrase pourrie, je sais que ce n’est pas la même chose ni la même ampleur. « Je vais tout faire pour te soigner, ne t’inquiètes pas, ton médecin à bien fait de t’envoyer ici… » Je souris tout en caressant l’épaule de ma meilleure amie, il faudra d’ailleurs que j’aille la présenter à Meredith.

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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Ven 8 Juil - 15:48

Voilà je venais de lui avouer que depuis les cinq dernières années j’étais malade. D’un côté, un poids énorme s’enlevait de moi. Je me sentais plus légère de lui avoir dit ce que j’avais. D’un autre côté, je savais que Fred me regarderait différemment maintenant. Bien sûr, nous continuerons à rester les meilleurs amis du monde, mais maintenant il n’y avait pas que ça. Maintenant, c’était aussi mon médecin. Et il devrait veiller sur moi comme tel. Même si l’amitié reprendrait le dessus. Mais bon, c’était quand même une chose de faite. Il savait à présent le pourquoi du comment j’avais atterri ici. J’aurai largement préféré que ce soit pour une autre raison comme la simple chose : le voir. Mais non, c’était la maladie qui m’avait poussée à déménager et à entreprendre une nouvelle vie à Seattle. Si j’en avais parlé à d’autres personnes que des médecins? En remontant mon regard vers Fred, je fis un petit non de la tête. Non, en vérité, j’avais gardé ça pour moi toute seule. Je n’avais pas envie de partager ce genre de choses. Et puis si je l’avais dit à d’autres personnes, j’aurai pensé à lui en premier. Donc non.

« Je sais, mais je n’avais pas envie de voir les autres avoir pitié de moi ou d’autres trucs du genre… »

Imaginez-moi au travail. Moi qui suis une redoutable femme d’affaire, si un jour quelqu’un apprenait que je suis malade, il sauterait sur l’occasion. Il n’y a aucune pitié dans le monde du travail : soit ça passe, soit ça casse. J’avais tellement réussi à forger mon métier et tout le monde m’appréciait pour la qualité de mon boulot que si je révélais un jour l’identité de ma maladie, tout tomberait. Bien sûr, j’avais pris des congés maladies et autres choses du genre, mais c’était juste lorsque j’avais une opération importante ou un rendez vous capital. Mon médecin m’avait conseillé et même obligé une fois à rester clouée au lit. Impossible pour moi, mais j’avais dû m’y faire. Je m’en rappelle avoir inventé une excuse pourrie, et j’avais tout de même assisté à une réunion avec la web cam de mon ordinateur portable c’est pour dire… Oui, je suis folle de mon boulot. C’est ce qui me raccroche à la vie maintenant. Puisque je suis toujours célibataire, même pas le temps de trouver un petit ami. Parfois je me disais que j’aurai dû continuer avec Fred. Mais peut-être on était mieux comme ça? En tant que meilleurs amis? Et puis là, je commençai à respirer de nouveau. Il ne m’en voulait pas, il me comprenait. Ca c’était cool. Un petit sourire en coin se dessina sur mes lèvres, tandis qu’il passait un bras derrière mon dos. J’en profitai pour poser ma tête sur son épaule à lui, fixant le vide devant moi. Mais quelque chose me rappela vite à l’ordre. Qu’est-ce qu’il me disait là? Cabinet d’ontologie? Hein, quoi? En fronçant les sourcils, je remontai ma tête pour le fixer, l’air complètement incrédule. Il était malade aussi?! Je ne pus m’empêcher de l’observer, ne sachant pas comment réagir.

« Tu… tu avais un cancer? »

Il ne me regardait pas. Comme s’il avait honte de ce qu’il venait de dire. Si on n’était pas dans la phase, je t’avoue plein de choses je l’aurai secoué comme une folle. Comment avait-il pu me cacher ça? Et est-ce qu’il l’avait dit à sa nouvelle copine? Parce que je le connaissais, toujours à garder tout pour lui le petit Fred. Ca causait bien des tords tout ça. Puis il m’expliqua qu’il allait mieux. A la bonne heure. Je continuai de l’observer, j’avais tellement de choses à lui demander. En même temps, ça ne m’étonnai pas trop à vrai dire. Avec tout ce qu’il fumait et buvait, son foie avait dû saturer.

« J’espère vraiment tu vas mieux… »

Dis-je en passant en me rapprochant de lui. Que ferai-je sans lui? Il n’avait pas le droit de me quitter de cette manière. La vie n’aurait plus aucun sens. Bon, maintenant c’est vrai qu’on était un peu quittes avec nos histoires de maladies. Je me mis à sourire face à sa phrase.

« J’espère bien que tu vas me soigner, je n’ai pas fait tout ce voyage pour rien. »

Oui, j’avais carrément tout quitté pour venir ici. Une nouvelle vie s’offrait à moi. Et elle commençait plutôt bizarrement à vrai dire. Mais que serait la vie sans rebondissements? Je continuai à le regarder puis dans une soudaine envie, je le pris dans mes bras. Limite si je pouvais rester des heures comme ça.

« Tu peux pas savoir comment je suis heureuse de te revoir Fred… »

Soufflai-je doucement. Je desserrai ensuite mon étreinte pour le regarder à nouveau, toujours mon petit sourire au coin des lèvres. Je le trouvai changé. D’une manière positive bien sûr. Bien sûr c’était toujours l’homme de qui j’étais tombée amoureuse et maintenant mon meilleur ami, mais il y avait quelque chose de différent. Mais puisque c’était mon médecin à présent, j’avais encore le temps de le questionner :

« Alors, quelle est à la suite du programme? »

Je ne savais pas si le café était toujours de la partie ou s’il était préférable qu’il m’ausculte. C’était à lui de voir, maintenant je le suivais dans tout ce qu’il me dirait.
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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Mar 12 Juil - 21:21

De la pitié, j’ai l’impression de m’entendre en elle. Je suis comme elle et c’est une des raisons pour laquelle je n’ai rien divulgué sur mon état, du moins, je l’ai simplement dit aux personnes qui devaient le savoir, comme mon chef qui devait être au courant de mon état de santé afin de savoir si j’étais encore apte ou pas à exercer mon métier. C’est une situation compliquée dans laquelle elle se trouve, elle a du mal à gérer et elle veut tout garder pour elle, comme tout le monde. Elle a raison, elle ne veut pas que les gens se mêlent de sa vie et qu’ils tentent de s’occuper d’elle pour se donner une bonne conscience. « Pas de pitié de mon côté Suzie, je sais ce que tu vis, je te soutiens, ne t’inquiètes pas… » Je souris en lui disant cela, elle peut avoir confiance en moi, tout comme moi j’ai confiance en elle, parce que j’aime cette femme, c’est ma meilleure amie, bien qu’elle a déjà été un peu plus pour moi. Je n’étais pas sur de mes sentiments à son égard pendant une certaine période, elle était si parfaite pendant un temps et puis, elle était tout le temps-là, si les gens nous croisaient ils auraient pu dire que nous étions un couple. Je la connais aussi, je sais comment elle est à son travail, il faut qu’elle bouge tout le temps, qu’elle fasse-ci qu’elle fasse-ça. Elle n’a pas suivi les ordres de son médecin, j’en donnerais ma main à couper et c’est pour ça qu’elle est ici. Je me dis qu’au moins ici elle serait sous mon regard, je pourrais la surveiller et avec les examens qu’on va faire, on va voir tout ce qui va devoir changer dans son monde de vie avant de tenter quoi que ce soit de plus important, telle une opération. « Je donnerais ma main à couper que tu n’as pas écouté les conseils de ton médecin… » Dis-je en haussant un sourcil et en sourient légèrement. Elle n’a pas risqué sa vie en le faisant, c’était juste des mesures de précautions qu’on doit prendre.

La suite revient sur moi et me fameux cancer que j’ai caché à tout le monde, quoi que désormais, pas mal de gens le sait. Je ne voulais pas de cette pitié et tout le monde sait que les médecins ne veulent jamais croire qu’ils sont malades. « J’avais un cancer ma belle, mais plus maintenant, enfin je dois attendre quatre ans pour être sûr. Mais ne t’inquiètes pas, je vais beaucoup mieux… » Je souris me voulant rassurant, il faut qu’elle pense à elle et non pas à moi, je ne mérite pas son attention. Je la regarde avant de secouer la tête de gauche à droite & de la serrer dans mes bras tendrement en voyant qu’elle se rapproche de moi. « Je vais te soigner pas d’inquiétude, de toute manière, tu ne quittes pas Seattle tant que tu n’es pas guérie, on va fonctionner comme ça et puis, ici, on a un très bon service de chirurgie cardiaque. Regarde qui est le chef ! » Je la regarde, tout fier de moi, parce que oui, je suis le chef, après quelques durs combats j’ai récupéré mon poste et je vais pouvoir tout superviser, parce que bien entendu quand on va savoir que je la connais, on va rapidement me retirer le cas, parce qu’on n’a pas le droit de soigner les personnes que l’on connait. Je pense que Teddy va s’occuper d’elle très bien, de toute manière, je serais tout le temps-là, je m’occuperais d’elle, je surveillerais tout. Je la serre de nouveau contre moi avant de l’embrasser sur la tempe. « Je suis aussi heureux de te revoir ma chérie, j’aurais bien voulu te revoir dans d’autres conditions, mais on va faire avec ce qu’on a… » Je l’embrasse une nouvelle fois la serrant tendrement dans mes bras afin qu’elle se sente en sécurité. Je sens que si je me fais voir dans cette position avec Susan, ça va jaser si je me fais voir et connaissant Meredith et sa jalousie, on va bien rigoler ce soir. « La suite ? Je t’ausculterai bien… » Je ris à ma phrase quelque peu perverse. Je m’attends d’ailleurs à un coup dans l’épaule de sa part, c’est pourquoi je me décale sur le côté. « On va demander à une infirmière de te faire passer les examens, je superviserais, mais si tu veux, on peut aller boire un café à la cafétéria ou alors marcher dans le parc… Comme tu peux, on n’est pas à quelques heures près… » je lui souris tendrement, je suis sérieux dans ce que je lui dis, on est pas pressé, elle est là, on va la soigner, on peut attendre encore un peu je pense.

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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Mer 13 Juil - 18:47

C’est vrai que comme on vivait tous les deux la même chose, c’était compréhensible. Chacun savait ce que ressentait l’autre et vice versa. Mais à vrai dire, j’aurai préféré qu’il ne le sache pas. J’aurai préféré qu’il ne le sache pas juste pour ne pas qu’il soit malade. Malgré ce qu’il me disait, qu’il allait mieux et tout le tralala, je ne pouvais m’empêcher de penser à mal. Ce n’était pas anodin tout ça. Le cancer, c’était une vraie maladie, même pire que la mienne. Mais bon, je m’obstinais à penser qu’il allait mieux, je ne voulais que le croire. Sinon comment allait-il me soigner, je vous le demande? Non je rigole bien sûr, je ne le laisserai jamais passer après moi. C’était Fred quand même. Et puis comment savait-il que je n’avais pas suivi les conseils de mon médecin? Sacré Fred. Il me cernait toujours aussi bien, limite s’il pouvait me réciter ma vie. On se connaissait tellement bien tous les deux que c’était assez rare de voir ça, ce genre de situation. Déjà, c’est rare qu’un couple se quitte en bons termes. D’habitude, ça ne fait que casser dans tous les sens du terme. Des engueulades, des cris, des je ne veux plus te voir. Enfin bref, tout sauf devenir les meilleurs amis du monde. Et n’empêche, c’est ce que j’avais, enfin, ce que nous avions fait avec Fred. Je m’en rappelle qu’une de mes amies avait eu l’air complètement choquée en apprenant cela. Choquée dans le bon sens du terme, m’annonçant que c’était vraiment rare, qu’un lien spécial nous unissait. Mais c’était mieux ainsi et heureusement. Jamais ça ne me viendrait à l’idée de plus avoir de nouvelles de mon cher Fred. Il faisait partie de moi maintenant, c’était indéniable.

« Tu me connais par cœur. »

Dis-je avec un petit sourire en coin. Bien sûr que je n’avais pas écouté les conseils de mon médecin. Et puis quoi d’autre? S’il avait cru que j’allais arrêter de bosser à cause de cette foutue maladie? Je ne m’avouais pas vaincue, je n’allais pas la laisser gagner non plus! Déjà qu’elle me prenait tout mon temps libre avec mes allers et retours incessants à l’hôpital, elle n’allait pas non plus contrôler ma vie. Je sais, c’était peut être étrange d’entendre ça, les personnes les plus sages resteraient clouées dans leur lit, mais moi je n’étais pas comme ça, loin de là. Je ne m’apitoyais jamais dans mon sort. Et Fred était comme moi, j’avais aussi l’impression qu’il ne s’était pas laissé faire lors de son cancer. Et je l’admirai pour ça aussi. Hé, il était chef maintenant, à ce qu’il venait de me dire. Et tout fièrement s’il vous plaît. Ah, il n’avait pas changé pour ce genre de choses. Je me mis à lui sourire d’une manière qu’il comprendrait combien je pouvais être contente pour lui.

« Ca ne m’étonnes pas que tu sois chef. »

Il en avait carrément la carrure et l’allure. Alors c’est vrai que ça ne m’étonnait pas tant que ça. Et puis, ça me réjouissait aussi d’un côté, il pourrait me surveiller. Enfin, surveiller les personnes qui allaient s’occuper de moi parce que je ne savais pas trop s’il avait vraiment le droit de s’occuper de moi. Et là, il commençait plutôt bien! Et viens que je t’embrasse et que je te prenne dans les bras. Ne vous détrompez pas, ça ne me gênait absolument pas, bien au contraire. En fait, ça éveillait en moi plusieurs souvenirs. Alors je me laissai faire, toujours avec ce petit sourire sur le coin de mes lèvres. Oui, plein de souvenirs de nous deux. Et vu la façon comment on était là, c’était très ambigu. Même la phrase qu’il venait de sortir. En commençant par m’ausculter… Vu le ton qu’il avait pris, je compris bien assez vite sa nuance. Et il avait dû déjà pensé à ma réaction puisqu’il se décala rapidement de moi. Avec un petit rire, je le poussa doucement pour lui montrer que ça ne servait à rien de se décaler, j’allais tout de même agir. Puis il me fit plusieurs propositions. A vrai dire, une me tentait bien plus que les autres. C’était logique quand même :

« Je veux oublier ce que j’ai, un instant. Pas d’examens, ni d’hôpital, rien. Que toi et moi. Alors allons faire un tour au parc, il fait beau, il faut en profiter. »

Ce n’était pas la réputation de Seattle sur le fait qu’il fasse toujours mauvais temps? Aujourd’hui, il ne pleuvait pas alors autant aller se promener. J’avais tellement envie de passer du temps avec Fred que je pouvais carrément tout faire passer à côté. Je me levai alors du siège, puis je le pris par la main pour qu’il se lève également après moi. J’enroulai ensuite mon bras autour de son dos puis j’appuyai doucement ma tête sur son épaule, après lui avoir demandé :

« Enfin, c’est si tu veux hein. »
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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Mer 13 Juil - 22:32

Bien sûr que je la connais par cœur, c’est ma meilleure amie après tout, on a toujours tout vécu tous les deux, on se connait sur le bout des doigts, elle autant que moi. C’est une relation quelque peu fusionnelle que nous avons eu durant quelques temps. On était irrémédiablement attirés l’un vers l’autre, on avait constamment besoin de se toucher, de passer du temps tous les deux, de tout se dire et puis il y a eu son travail avec ses voyages et moi et mes conneries. On a dû se séparer à contrecœur de mon côté, j’avais du mal à supporter la vie s’en elle. Mais je luttais, je faisais comme si de rien n’était lorsqu’elle appelait à la maison, on se mentait tous les deux je crois, parce qu’il me semblait parfois entendre dans sa voix de la tristesse. Je ne disais jamais rien, je ne relevais rien, je me disais qu’il en fallait pas le faire. Peut-être que j’aurais dû, peut-être qu’on aurait lutté tous les deux contre notre fierté. « On se connait tous les deux par cœur ma belle, on se connait sur le bout des doigts… » Je souris en coin après cette phrase, sauf qu’elle ne se doute pas que je me suis laissé aller lorsque je su que j’avais un cancer, j’ai cru que j’allais abandonner parce que je n’y croyais pas. Même avant, j’enchainais les conneries, j’allais me battre dans les rues, je buvais comme un trou, je sombrais dans l’alcoolisme, je lui en avais parlé, de loin. Je ne voulais pas m'étaler sur le sujet, j’avais bien trop peur de sa réaction.

Je joue nerveusement avec le bout de mes doigts, j’aimerai bien oublier cette période où je n’ai fait que des conneries, je ne me souviens même plus de ce que j’ai pu faire subir aux gens que j’aime. Il me semble que Charles avait pris cher, je suis même passé sur le billard à cause de blessures assez graves. J’avais vraiment dépassé les bornes à cette période. Je lui en parlerais surement lorsqu’elle sera tirée d’affaire, je ne veux pas qu’elle s ‘inquiète sur moi encore un peu plus déjà qu’elle sait pour le cancer, elle doit se rétablir avant de savoir toute la vérité sur mon état. J’étais loin d’être stable lorsque Nicole m’a quitté. « Oui, chef, j’avais déjà ce poste avant, puis je l’ai perdu, et maintenant, me revoilà chef, je n’opère plus des masses parce que mon chef attend que je sois encore plus en forme, mais je suis le chef… » Je la regarde, encore une fois, je suis fier de moi, mais je veux qu’elle soit fière de moi aussi, rien ne ferait plus plaisir. Je me redresse sur mon siège, je lis tout dans son regard, je la taquine, je savais qu’elle allait me mettre un coup dans l’épaule, elle me pousse même un peu. Je lui souris, tendrement je repasse ma main sur sa joue et je l’entends répondre à ma précédente phrase. « Oui, bien sûr, on peut aller marcher, c’est avec plaisir ! » Je ne vais pas fumer, mais ça va aller, je vais survivre, je survie de toute manière pour les gens que j’aime, mais aussi pour moi et rester en forme, rester en vie aussi d’un côté. Je me lève de mon siège et je lui fais signe de me suivre. J’attends qu’elle le fasse avant de commencer à marcher doucement les mains dans les poches, je lui tends cependant mon bras pour qu’elle puisse s’agripper dessus. « On a du temps à rattraper tous les deux, on doit parler de tellement de choses, profitons tu as raison… » Je souris en coin marchant doucement dans les couloirs avec un sourire protecteur envers elle, ma belle Susan, femme que j’ai aimé sans lui avouer. « Alors, raconte-moi tout, ta vie, ton travail et puis tes amours, tu m’avais parlé d’un homme il y a quelques semaines… » D’un ton léger, je lance la conversation alors que nous prenons l’ascenseur.

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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Mer 13 Juil - 23:29

Ca pour se connaître par cœur, on se connaît par cœur. Et même sur le bout des doigts comme disait si bien Fred. Malgré tout ça, on ne s’était même pas dit pour nos maladies respectives. Mais ça, je pouvais le concevoir. J’avais juste pris la peine de songer comment il avait pu gérer tout ça. Avait-il fait des efforts avec ses problèmes d’alcool et de tabac? Il m’en avait parlé très vaguement mais je pense que c’était tout de même important et qu’il avait pris ça au sérieux. Parce que sinon il ne m’aurait pas dit qu’il était en pleine forme et que son cancer avait presque disparut. En tout cas, je priai de tout cœur pour qu’il ne réapparaisse pas pendant les quatre années à venir. Contrairement à ma maladie, qui est plutôt génétique et moins grave si on peut dire ça, elle sera toujours plus ou moins présente en moi. C’est des sacrifices que l’on doit faire en tant qu’humains. On croit toujours que ce sont les autres qui ne peuvent hériter que de ça, mais un jour ça tombe sur nous et se sent bien idiots. Ca peut arrive à tout le monde ce genre de conneries, et je ne le souhaite même pas à mon pire ennemi. Mais je ne voulais plus entendre parler de maladies, de diagnostics, d’hôpital, d’infirmières ou d’opérations… Moi qui croyait que j’allais entendre ça toute la journée, en fait ça prenait une toute autre perspective. En croisant Fred, ma journée avait changé et c’était tant mieux.

« T’aimes bien dire ça hein, je suis le chef! »

Dis-je en rigolant. C’est vrai que ça fait toujours quelque chose, une sonorité presque plaisante de dire qu’on a tous les pouvoirs ou presque tous. Moi je n’ai pas encore été chef dans ma vie. Bien sûr, on me l’avait déjà proposé maintes fois mais pour l’instant je préférais encore travailler comme je le souhaitais, ou presque. Ca a ses avantages et ses désavantages comme chaque chose. Me levant à mon tour et attrapant le bras que Fred m’offrait, on commença à avancer dans le couloir. Apparemment, il n’avait rien à faire s’il m’offrait une petite balade comme ça. En fait, ça a l’air cool d’être chef! Et puis c’est vrai, nous avions tellement de trucs à nous dire. Et même si je n’avais rien à lui dire j’en aurai trouvé des choses, rien que pour rester avec lui. Je serrai doucement ma main sur son bras alors que l’on entrait dans l’ascenseur et que Fred me posa une question. Question assez curieuse tout de même. Bon, c’était un sujet de conversation comme un autre, certes, mais ça me fit tout de même sourire que ce soit le premier thème qui lui vienne à l’esprit.

« Ah oui, cet homme… »

Dis-je dans un souffle. En réalité, cet homme s’appelait Matthew, Matt pour les intimes. Je l’avais rencontré alors que je courais dans les couloirs comme j’ai l’habitude de le faire et je lui avais foncé dessus. Oui, c’est d’un classique et oui c’était au boulot. Et puis je ne l’avais jamais remarqué, mais apparemment lui si. Il m’avait dit que pour qu’il me pardonne il fallait que j’aille boire un verre avec lui. Et comme il n’était pas si mal que ça et que j’étais seule depuis un bon bout de temps, j’avais accepté. Un peu sur un coup de tête mais je l’avais fait. Et après, le soir venu, tout s’enchaîna. Et pourtant je n’avais pas bu plus qu’un verre. Je ne sais pas si c’était le manque d’avoir quelqu’un à mes côtés qui m’avait poussé à faire ça mais résultat, ça m’avait quand même mené à le revoir et d’avoir d’autres rendez vous. Jusqu’à que je déménage à Seattle.

« Tu veux parler de Matt je suppose? Bah écoute, je ne sais pas vraiment si on est ensemble ou pas… Et puis, comme je viens de déménager ici ça corse un peu les choses aussi. »

Je m’en rappelle avoir raconté un peu notre histoire à Fred. Comme lui m’avait raconté la sienne avec Meredith. J’étais contente pour lui, il n’y avait rien à redire, mais je ne sais pas pourquoi il y avait autre chose qui s’éveillait en moi. Un autre sentiment que je ne saurais expliquer. Et là, je ne sais pas pourquoi non plus mais j’y repensais. Heureusement, le petit tilt de l’ascenseur me réveilla de mes pensées et j’entraînai Fred hors de l’hôpital pour retrouver enfin l’air frais. C’est également à ce moment là qu’une sonnerie se fit retentir, une sonnerie provenant de mon sac. C’était mon portable. Lâchant quelques instants le bras de mon Fred, j’attrapai le petit appareil. En haussant un sourcil je lâchai :

« Ah bah tiens, en parlant du loup. »

Effectivement c’était Matt qui m’envoyait un message en disant que je lui manquais et qu'il voulait que je revienne vite à New York. Ah bon, déjà? Je fis un petit sourire idiot sur mes lèvres puis je montrai l’écran à Fred pour qu’il le lise à son tour. Je ne lui cachais rien alors il avait le droit de voir le message aussi.
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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Lun 18 Juil - 2:45

Bien sûr que j’aime dire que je suis le chef, c’était un de mes rêves les plus enfuis que de devenir le chef quelque part. Je peux vous dire que j’ai eu du mal ici. Je suis arrivé avec l’étiquette de coureur de jupons et de salopard de base. Je me suis amélioré, j’ai changé pour les autres. Nicole m’a changé en fait et puis c’est aussi un peu grâce à Susan qui me disait de me calmer, de faire attention à ce que je faisais, à mon comportement, elle m’expliquait ce que je devais faire ou pas avec les femmes. Parce que j’ai toujours eu cette fâcheuse habitude à coucher avec et à la lâcher directement. J’avais un vrai goujat, mais avec le temps, on change, surtout avec de l’aide. « J’aime oui, c’est un de mes rêves, tu le savais, j’avais eu des soucis avec mon ancien poste à cause de mon comportement, on m’avait viré, j’avais dû chercher un nouveau boulot et je suis arrivé ici, on m’a donné ma change que j’ai su saisir… » J’ai eu du mal à le faire, j’étais tombé avec un médecin, comme moi, un certain Gregory et malgré mes problèmes que j’avais oublié avec l’alcool, je me suis remis à boire, me disant que cela ne devait pas être grave, que j’allais m’en sortir et que un verre ce n’était rien, mais ce verre m’a fait replongé. Je n’étais pas le plus fréquentable des médecins et pourtant, les gens avaient confiance ne moi sans savoir réellement quelle ordure j’étais, même Nicole à qui j’ai tout donné m’a ouvert et donné son cœur. Elle me faisait confiance et je lui aie tout avoué, ensuite elle a accepté de m’épouser et elle s ‘en est allée. Elle m’a détruit ce jour-là, le matin encore elle m’envoyait des messages et quand je suis rentré pour la voir à l’appartement, pus rien, une sensation étrange de vide, plus d’affaires à elle, pas de messages, juste la bague sur le plan de travail. On s’est quitté comme ça.

Je n’aime pas trop y penser, mais c’est lié au fait que désormais je suis le chef, j’ai dépassé toutes ses épreuves pour en arriver là, à un poste de confiance. Nous nous levons et nous prenons le chemin pour aller dehors, je mène la danse parce qu’elle ne sait pas par ou passer, enfin si mais moi je connais des raccourcis. Je lui demande de me reparler de ce mec, elle n’a manifestement pas l’air si motivée que cela. Je la regarde m’en parler un peu las, je hausse un sourcil. Ce mec, Matt n’a pas l’air si bien que cela manifestement. « Il avait l’air cool quand tu m’en parlais au téléphone, là tu n’as plus l’air super emballée… Il faisait quoi déjà dans la vie, journaliste non ? » C’est la seule chose que je me souvienne de ce qu’elle m’a dit sur lui, j’ai dû faire mon jaloux lorsqu’elle a dut m’en parler. Si je me souviens bien, je devais tout faire pour qu’elle change de sujet de suite, je me connais. J’appuie sur le bouton de l’ascenseur laissant une de mes mains dans ma poche. « Tu comptes rester à Seattle ou tu es juste de passage ? » Je demande en haussant un sourcil, j’aimerai bien qu’elle reste définitivement ici que je puisse passer plus de temps avec elle, c’est ma meilleure amie après tout, elle compte énormément pour moi. J’ai besoin de la voir, de parler, de passer du temps avec. « Ça serait cool que tu restes définitivement ici… Enfin, je dis ça je dis rien… » Dis-je en entrant dans l’ascenseur et en appuyant sur le bouton du rez-de-chaussée. Nous sortons rapidement et je l’entraine dehors par un chemin que seuls les employés peuvent prendre. Accrochée à moi Susan observe tout ce qu’il y a autour de nous jusqu’à ce que son portable sonne. Elle me fait comprendre que c’est Matt qui lui envoie un message. Je ne dis rien, je me contente de faire mon jaloux dans mon coin minant un mec qui boude. « Qu’est-ce qu’il veut ? » Je demande ça par pu curiosité, non pas de jalousie mal placée, enfin si, mais elle en doit pas le savoir, de toute manière, dans le ton de ma voix cela va s’entendre. Elle me connait par cœur, elle sait comment je fonctionne.

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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Mar 19 Juil - 16:43

Son comportement… Bien sûr que j’en avais eu à faire avec ce problème. Enfin problème, selon lui ça lui plaisait. C’est sûr que d’avoir un charisme comme il avait, une tchatche pas possible c’était facile qu’une poignée de filles s’accrochent à lui. Oh non, je n’étais pas jalouse. Enfin… Bref, à tout cela s’ajoutait ses problèmes de tabac et d’alcool. Et c’était sûr qu’il fallait qu’il change de comportement pour entrer dans les postes les plus prestigieux, comme celui d’être chef maintenant. J’étais fière de sa progression et je le faisais savoir en souriant joyeusement lorsqu’il me remémorait toutes les passes qu’il avait traversé. Donc oui, il aime dire qu’il est chef et c’est tout à fait compréhensif. Et puis ce sujet passe à un autre homme : Matthew. Un brave type, c’est vrai. Mais là, je commence à en parler d’une façon moins convaincante comme me le fait remarquer Fred. C’est peut-être parce qu’il est ici? Parce que je me sens moins seule? Je n’en sais rien. C’est vrai que j’avais l’air plus emballée au téléphone, le jour où j’avais tout raconté à mon meilleur ami. Je me sentais seule depuis son départ, et le fait de trouver Matt m’avait en quelque sorte réconfortée. Mais maintenant que je venais de retrouver Frederic, c’était comme si le vide était partit. En fait, je m’embrouillais toute seule dans mes pensées. J’hochais tranquillement la tête à la question de Fred en répondant vaguement « Oui, il est journaliste. Un jour il m’avait même dit qu’il voulait écrire un article sur moi. » Dis-je en affichant un sourire idiot sur mes lèvres. Je me souvenais de cette soirée, c’était peut être la soirée officielle où nous pouvions dire à tout le monde que nous étions en couple. Mais bizarrement, je n’étais pas sûre. Je ne me sentais pas réellement en couple. Donc c’était peut être ainsi.

Mais une autre question de Fred me tira de mes pensées très compliquées. Si je restais à Seattle. A vrai dire, je n’en avais aucune idée pour l’instant. Oui je sais, je ne sais jamais rien, mais je doute toujours, je suis comme ça. Toujours à revoir tout un million de fois avant d’en être sûre, c’était sûrement mon métier qui me mettait dans cet état. Levant le regard vers mon ami, je répondis avec un sourire « Si ça ne tenait qu’à toi, je resterai c’est sûr. » Ca ne m’étonnerai même pas si j’avais encore affiché un de mes sourires idiots sur le visage. Mais je continuai dans ma lancée, haussant les épaules « A vrai dire, je suis surtout venue ici pour me faire soigner. Mais ma vie, mon travail est plutôt à New York… Donc pour l’instant je ne peux pas te l’assurer que je resterai ici. » Je vivais depuis toujours à la Grosse Pomme, maintenant j’avais un copain, mon boulot était cerné là-bas… Et puis, que ferai-je ici, à part être avec Fred? Lui aussi avait refait sa vie, et même si nous sommes les meilleurs amis du monde, je doute qu’il s’intéresse plus à moi qu’à sa petite amie actuelle. Et je comprendrai tout à fait. J’avais bataillé pour construire ma vie, et tout recommencer… C’était à voir. Sortant de l’ascenseur, puis en dehors du bâtiment, mon téléphone sonna : c’était Matt. Et apparemment Fred était toujours aussi curieux que ça. Même un peu trop d’ailleurs. Le ton de sa voix et la tête qu’il faisait, ça parlait tout seul. Je levai vers lui un regard perplexe puis retourna mon regard sur l’écran pour lui lire le message de mon petit ami officiel « Coucou ma Suzie, tu me manques déjà énormément. Je veux vite que tu reviennes à New-York ou alors c’est moi qui viendrai à toi. Je t’embrasse très fort, je t’aime. » Les derniers mots restèrent gravés dans ma tête. C’était la première fois qu’il me disait ça, je t’aime. Je me mordis la joue intérieurement, puis je levai mes yeux vers Fred, curieuse de voir sa réaction face à ça. Pour essayer de combler le silence, je me mis à dire en rigolant à moitié « Ah bah s’il vient ici, tu pourras le rencontrer! » Je n’étais pas sûre que c’était le souhait le plus profond de Fred en fait.
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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Jeu 21 Juil - 1:13

Je vous l’avais bien dit que ce mec était journaliste ! Je me souviens donc un minimum de lui malgré le fait que je pense avoir écourté le sujet sur lui. Là, par contre, je me sens un peu plus à l’aise sur ce sujet, j’ai envie un peu de savoir ce qu’elle vit de son côté. Je suis toujours aussi jaloux avec elle, je l’ai toujours été malgré nos concours lorsqu’on était tous les deux un alcoolisés. C’était à celui qui couchait avec le plus de personne dans la même soirée. Elle a gagné pas mal de fois à ce jeux, j’étais lourd avant quand je draguais, cependant je me peaufinais pour gagner. C’est moi qui ai gagné la dernière fois qu’on a joué à ce jeu, je lui avais dit qu’on allait le refaire, mais cela risque d’être compliqué vu que je suis en couple et que je ne compte pas tromper la belle Meredith. « Je savais bien que j’avais raison ! » Dis-je fièrement, je ne sais pas si elle se rend compte de l’effort de ma part d’avoir gardé en tête le métier de son mec. Enfin, pour elle ça doit être surement normal, elle se souvient du nom de toutes mes conquêtes. « Un article sur toi ? Quel homme, dévoiler son amour en publique, ou dire à quel point tu es une femme extraordinaire ? » Non, je ne drague pas, je dis simplement la vérité, celle qui me passe par l’esprit. Je ne réfléchis pas vraiment lorsque je dis ce genre de choses, ça sort tout seul et j’en suis heureux. Je suis sincère sur ce coup, quoi qu’elle en dise.

« J’aimerai bien que tu restes, on pourrait rattraper le temps perdu… » Je souris en coin en lui disant cela, je veux profiter d’elle, qu’on se voit tout le temps, comme avant, qu’elle découvre ma vie, que je puisse découvrir la sienne. On a perdu pas mal de temps tous les deux sans se voir, j’ai envie qu’on réapprenne à se connaitre, comme avant. Elle a toujours ce sourire que j’aime tant en plus lorsqu’elle me dit cela, elle ajoute qu’elle est venue ici pour se faire soigner, que son travail et sa vie son surtout à New-York. « Je sais tout ça, je sais que tout t’attend à New-York, que tu as tout là-haut, c’est mon cas pour Seattle… J’espère en tout cas que tu vas rester longtemps, ne crois pas non plus que je vais prendre mon temps pour te soigner... » Je garde un sourire plutôt taquin mais aussi rassurant, je ne veux pas qu’elle s’inquiète. Je vais tout faire pour la soigner le plus rapidement possible, enfin je veux la guérir, je prendrais le temps qu’il faudra. « Je prendrais le temps qu’il faudra que te guérir totalement… » J’ajoute cela en prenant un ton un peu plus sérieux afin qu’elle ne croit pas que je suis en train de rire tout le temps. La suite quant à elle m’intrigue, c’est Matt, il vient de lui envoyer un message et voilà qu’elle me le lit à voix haute, je reconnais bien ma Suzie là, celle qui ne me cache rien. C’est la seule chose que je crois que j’ai retenu du message. « Il…Il t’aime ? » Elle m’a dit que c’était un mec avec qui elle sortait, elle ne m’a pas dit qu’elle l’aimait. Intrigué, surpris et presque choqué je la regarde attendant sa réponse.

Je suis sur le cul là face à cette révélation. Vu sa tête et sa phrase qui suit, elle a l’air tout aussi surprise que moi, je donnerais ma main à couper que c’est la première fois qu’il le lui dit. Mais où est le romantisme, on ne dit pas je t’aime à une femme par message la première fois. C’est comme quitter une femme avec un post-it sur l’ordinateur. C’est une honte pour la gente masculine, rien que pour cela je l’aime encore moins ce type que je n’ai jamais rencontré et que je risque de rencontrer. « Vu ta tête t’as l’air surprise de quelque chose dans ce message… » Je ne dis rien de plus, je pense qu’elle va comprendre que j’ai compris. J’ai un instinct de mâle surpuissant, de toute manière, j’arrive à lire sur son visage, son changement de sujet n’est pas passé inaperçu. « Je vais lui apprendre les bonnes manières à cet homme si je le rencontre tu verras ! » Je prends un ton bourru et je gonfle le torse en disant cela, je réagis plus pour le protecteur que le mec jaloux, je ne veux pas qu’elle voit clair dans mon jeu.

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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Jeu 21 Juil - 17:06

D’abord Fred aimait être chef et en seconde position, il aimait avoir raison. Sur le fait que Matthew, mon petit ami actuel, était bien journaliste. Je fis un sourire amusé et j’hochai en regardant la réaction de mon meilleur ami. Il m’avait vraiment manqué : toutes ces petites manies, tous ces regards, ces marques d’affection… Vraiment, tout m’avait manqué chez lui. Si je pouvais, je resterai toujours avec lui. Je m’y sentais tellement bien, que ça devenait presque irréel. Et également pour me faire sentir mieux, quoi de mieux que de complimenter la personne avec qui on est? Et Freddie le faisait à merveille et je savais qu’il était sincère. Mais à son compliment, en disant que j’étais extraordinaire, je ne pus m’empêcher de tourner la tête vers lui en haussant légèrement un sourcil « Je suis une femme extraordinaire? » J’étais loin de me considérer comme telle. J’avais mes défauts comme tout le monde, et j’en avais des gros : la curiosité, l’entêtement, l’impatience, la jalousie… Si tout cela faisait de moi une femme extraordinaire aux yeux de mon meilleur ami et bien tant mieux, je ne demandais pas plus. Je ne savais pas pourquoi mais j’avais toujours cette envie de faire le maximum à ses yeux, d’essayer… de lui plaire. Je voulais être à sa hauteur, pour ne pas le perdre. Oui, je suis complètement attachée à cet homme, c’est fou pas vrai? Meredith devrait me redouter? Non je ne pense pas, Frederic l’aimait j’en étais sûre. Je n’existai plus dans ce qu’on pouvait appeler l’amour, donc elle n’avait rien à craindre. Et puis moi aussi, de mon côté avec Matthew. Même si je n’étais pas au stade amoureuse encore, mais je l’aimais bien ce type, il me protégeait, il me tenait compagnie, c’était ce qu’il me fallait en ce moment, et il avait su combler tout cela. Je lui en étais presque reconnaissante. Donc s’il voulait écrire un article sur moi, qu’il en écrive un, même si je me sentirai un peu étrange si un texte parlant de moi traversait tout New-York.

Puis ensuite la conversation vira sur le fait que si oui ou non, je resterai à Seattle. Je venais tout juste d’arriver, donc je n’étais pas encore sûre de ce que j’allais faire ou tout ce que l’avenir me réservait. On ne sait jamais ce que l’on va faire le lendemain, alors penser si oui ou non je resterai dans cette ville… C’était plus en rapport avec la maladie. D’un côté, ça me faisait mal de laisser Matt seul dans la Grosse Pomme et puis j’avais toute ma vie là-bas, comme le répétait si bien Fred. Je rigolai vu l’expression qu’avait pris mon meilleur ami sur le fait de me soigner vite ou pas vite. J’avais compris ce qu’il avait voulu dire et j’étais heureuse qu’il veuille que je reste à ses côtés. C’est vrai, ça fait plaisir à entendre ce genre de choses, quelqu’un qui dirait le contraire mentirait. Ca prouvait qu’il tenait encore à moi et c’était tout à fait réciproque. « C’est bien d’être optimiste Fred, mais il y aura toujours des séquelles, tu le sais très bien. » Dis-je en lui souriant doucement et en serrant son bras. Il le savait plus que moi, il était médecin. Ma maladie n’était pas anodine, il y aurait toujours quelque chose qui resterait en moi-même si j’espère un jour vivre une vie presque normale. Une vie presque normale et courante avec un homme qui en l’occurrence m’aime. C’est ce que je venais de découvrir en même temps que Fred. Et on pouvait dire que ce dernier était autant surpris que moi, si ce n’est plus. J’avais sentit son léger bug quand il répéta les paroles qui restaient gravées dans ma tête : il m’aimait. Même si ce n’était qu’un petit message, mon ventre se noua. Je ne saurai définir ce sentiment « Apparemment… » Murmurai-je, fixant le message, incrédule. Matt venait de m’avouer qu’il m’aimait, chose que je n’avais jamais faite dans la vie. Je n’avais jamais été foutue de dire à quelqu’un que je l’aimais, même pas à Fred quand on était ensemble. Alors que c’était ce que je ressentais dans tous mes moments avec lui. Oui je l’avais aimé, vraiment aimé, c’était mon premier grand amour et pourtant je ne lui ai jamais rien dit de tout cela. Je sais qu’il faut dire aux gens qu’on les aime, mais là, il n’y avait plus aucune importance non? Fred était avec Meredith et moi avec Matt. Je n’allais pas lui avouer ça maintenant, de but en blanc, genre « ah au fait, je t’aimais Fred, j’étais raide dingue de toi. » Fallait être folle pour faire ça. Et pourtant j’y pensais tous les jours, depuis le jour où on avait mis fin à notre relation. Et puis si j’étais surprise? « Je t’avoue que je ne m’attendais pas à ça à vrai dire. » Jamais de la vie. Mais étrangement, ça me faisait sourire. Je me sentais importante en fait, vive les sentiments. Et s’il venait ici, il pouvait rencontrer Fred, ça serait en quelques sortes les deux hommes de ma vie. Enfin, Matt, ça restait à définir, mais je sentais qu’il était loin de me laisser indifférente aussi. Et Fred n’avait l’air de le porter dans son cœur, bien au contraire! Je ne savais pas si c’était sa partie jalousie qui ressortait, mais bon, ça me faisait plaisir aussi qu’il se soucie de moi « Il a de très bonnes manières Fred, ne t’inquiètes pas pour ça. C’est pour ça que ça m’étonne qu’il m’envoie un message de ce type, ce n’est pas trop son genre… Ca doit être vraiment sincère. » Dis-je en affichant un sourire béat sur mes lèvres. Je rangeai le portable dans mon sac, reprit le bras de mon meilleur ami et l’entraîna en continuant la promenade. Des personnes qui passaient nous observaient, peut-être qu’ils se demandaient ce que faisait Frederic en compagnie d’une autre femme que de Meredith. D’ailleurs en pensant à elle, je continuais la conversation, curieuse « Et toi alors, avec Meredith? Rien de nouveau depuis notre dernière conversation au téléphone? » Je fronçai légèrement les sourcils, essayant de masquer toute marque de curiosité jalouse que pouvait détecter mon meilleur ami. Après tout, on avait tous les deux refait notre vie.
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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Ven 12 Aoû - 23:57

Parfois, il m'arrive de repenser à nous, à regretter certains de mes gestes envers elle. Des fois je me demande si j'ai vraiment pris les bonnes décisions avec Susan. Je me dis que je dois la faire souffrir, j'ai cru comprendre à un moment qu'elle éprouvait des choses pour moi, à vrai dire sans mentir, j'en éprouvais pour elle aussi. Mais dieu sait que je ne suis pas l'homme qui maitrise le mieux l'art d'exprimer ses sentiments et puis à cette époque, je n'étais pas très stable comme homme, je vaquais de femme en femme toutes les nuits, je changeais tout le temps, je m'amusais plus que je ne voulais être sérieux. malheureusement, je me suis aussi amusé avec elle. Je m'en excuse encore, mais je ne sais pas comment le lui annoncer, oui Susan, je t'ai aimé, mais je ne me sentais pas capable de te rendre heureuse, je n'étais pas l'homme qu'il te fallait. C'est ce que je me répète sans cesse, je ne sais pas si c’est pour ne pas culpabiliser, mais je me le dis tout le temps lorsque je pense à nous deux. J'ai souffert de savoir qu'elle avait souffert à cause de moi, je ne devrais pas éprouver ce que j'éprouve à ce moment précis, de la jalousie, oui je suis complétement jaloux de ce mec qui n'est pas foutu de dire je t'aime en face, qui se contente d'un message des plus impersonnel. Il serait là, je lui ferais comprendre ce que c'est que d'être un homme. Je ne sais pas si il la mérite vraiment, mais si un jour je le crois, je vais lui expliquer que si il a le malheur de faire du mal à Susan, il aura un chirurgien hystérique sur le dos. Il devra faire attention parce que je suis très bien me battre, il suffit de demande à mon meilleur ami John qui vous le confirmera.

« Oui Suzie, tu l'es crois moi... » Dis-je avec un léger sourire en coin. Elle ne devrait pas se le demander, elle l'est, elle est une des rares. Je me dis que j'ai une chance inouïe de la côtoyer, de passer du temps avec. « Tu ne devrais même pas te poser la question et sache que si ton mec ne te le dis pas, je lui ferais voir deux trois trucs... » je lui fais un clin d’œil taquin, je pense qu'elle a comprit mon message, en gros, si son mec ne lui dit pas, je lui casse la gueule. Une femme extraordinaire comme elle mérite tout l'amour du monde, toute la tendresse du monde aussi. Voila pourquoi je n'étais pas l'homme fait pour elle. La lecture du message la laisse surprise, manifestement ce Matt a quelques difficultés avec l'amour, lui aussi, elle semble incrédule face à ce qu'il vient de lui dire. « J'imagine... » Dis-je d'un ton normal, avec un pointe de jalousie, lui pourra lui dire je t'aime, alors que moi, j'ai perdu ma chance. j'aime Meredith, j'en suis sur et certain, mais je regrette de ne pas lui avoir dit le jour ou je le pouvais afin qu'elle sache que les sentiments n'allaient pas en sens unique. « Si tu dis que c'est sincère, je te crois, après tout, c’est toi qui côtoie cet homme, pas moi, je ne le connais même pas, mais je serais ravi de le rencontrer... » Oh oui, présente moi le beau Matt qu'on rigole un peu. je souris légèrement en pensant à deux trois choses plutôt machiavélique. C’est là qu'elle me parle de Meredith, je plonge mon regard dans le sien. « Rien de nouveau non, on vit tous les deux sous le même toit, elle m'aide à me reprendre complétement, si elle n'était pas là, je ne sais pas comment j'aurais fais pour supporter le retour de Nicole et mon cancer... » je dois tout à meredith, c'est grâce à elle que je suis là, devant ma meilleure amie et en forme. Cela fait tellement longtemps que je ne me suis pas sentis à peu près bien que j'en ai parfois pas l’habitude. « J'ai enfin l'impression d'être heureux... » ma vie en ménage se passe à merveille malgré nos deux caractères de cochon, on finit toujours par trouver un point d'entente, je vous laisse trouver lequel.

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MessageSujet: Re: Starting all over again [Frederic]   Jeu 18 Aoû - 20:16

Si Fred disait que j’étais une femme extraordinaire, je ne demandais qu’à le croire. Je pense que mon sourire le lui fit comprendre. Je savais à quel point il était dragueur, je le connaissais par cœur ce type. Combien de fois je l’avais vu dans un bar, s’approcher de la pauvre demoiselle solitaire au comptoir et lui sortir deux trois choses et hop, la demoiselle était déjà à ses pieds? Ca me faisait tellement rire comment ces minettes tombaient sous son charme à peine avait-il ouvert la bouche. Mais ça me faisait rire à moitié parce que mine de rien, moi aussi j’y avais succombé. Mais maintenant tout avait changé, lui était avec Meredith et moi avec Matt. Ce dernier qui s’était confessé par message d’ailleurs. J’avais bien vu la tête de Frederic lorsque je lui avais communiqué son message. Sa façon de réagir, de dire qu’il voulait lui montrer deux trois trucs. Je voyais bien où il voulait en venir et j’en rigolais encore. Je m’imaginais déjà une guerre déclarée entre mon actuel petit-ami et mon ex. Je débarrais déjà ces idées de ma tête, car jamais je ne voudrais voir une telle chose se produire devant mes yeux. « Alors je lui dirai de passer à Seattle un de ces quatre! » dis-je avec un sourire en coin, observant le visage de mon meilleur ami. Hé, il venait de dire qu’il serait ravi de le rencontrer, alors je ne faisais qu’exaucer ses vœux.

Puis vint le tour de parler de sa petite amie à lui : Meredith. Dans un coin de ma tête je me disais que j’avais envie de la rencontrer, de voir vraiment à quoi elle ressemblait et de pouvoir en faire une image claire et précise dans ma petite tête. Rien de bien méchant, il ne fallait pas s’inquiéter. J’écoutais donc patiemment Fred me parler de sa relation avec elle. Donc il n’y avait rien de nouveau, je savais déjà tout ce qu’il m’avait dit. Mais c’était sa dernière phrase qui attira mon attention, le fait qu’il se trouve enfin heureux. Dans un coin de ma tête je ne pus m’empêcher de me demander s’il avait été heureux lorsqu’il était avec moi. Ou s’il était plus heureux aujourd’hui avec Meredith. Je dégageai cette idée de ma tête, ça faisait trop égoïste quand même. Au lieu de penser à ça, je m’arrêtais dans notre petite promenade et je me mettais face à lui : « Alors c’est le principal. » répondis avec un sourire passant ma main sur sa joue, comme une caresse. Mes doigts glissèrent de sa joue jusqu’à ses lèvres où sans m’en rendre compte, je m’y attardai une demi-seconde de plus, puis je laissais ma main retomber le long de mon corps, continuant de le fixer. Peut-être était-ce le moment maintenant? De tout lui dire, d’enlever ce poids qui était en moi depuis un certain temps? Nous étions pratiquement seuls et quel meilleur moment pour le faire? Après nous n’aurions peut-être plus trop l’occasion? Ma tête commençait à me faire mal, mais c’était sûrement l’effet de trop de pression qui arrivait d’un coup. « Tu sais Fred… » commençai-je. Mais je ne terminai pas ma phrase, la douleur devenait plus importante. Je portai une main sur ma tête alors que je sentais mes jambes fléchir et mon cœur s’accélérer. C’était un effet de ma maladie, j’en étais sûre, cela m’était déjà arrivé. Mon regard se troubla et j’essayai d’attraper avec mon autre main un support, ce qui se révélait être le bras de mon meilleur ami. Maudite maladie.
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