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 I'm not dead [Meredith]

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MessageSujet: I'm not dead [Meredith]   Lun 15 Aoû - 4:10

There's always cracks
Il y a toujours des fissures
Crack of sunlight
Fissure dans le soleil
Crack in the mirror on your lips
Fissure du miroir sur tes lèvres
C’était dimanche. Joy avait toujours beaucoup aimé les dimanches. Pour beaucoup de jeunes, c’était la journée des crêpes faites par maman mais cuites par papa. Mais Joy ne gardait qu’un vague souvenir de ce que représentait avoir un père et une mère. Enfant d’un orphelinat tenu par des religieux, la jeune adulte avait toujours associé la chorale de la messe au Dimanche. Elle y chantait depuis ses cinq ans et était la doyenne au niveau de l’expérience. Beaucoup de jeune une fois adopté changeait de paroisse. Beaucoup du petit nombre qui était comme Joy-Hannah, des jeunes non adoptés, rendu à l’université abandonnaient le chant de Dieu pour se tourner vers des activités plus à la mode. Mais au cours des années, la jeune demoiselle avait appris à se foutre de l’opinion que les autres avaient d’elle. Elle affichait ouvertement ces croyances et bien que de nombreuses personnes – y compris des professeurs de sa faculté – aient tenté d’ébranler sa foi, elle savait qu’Il existait et elle avait une foi aveugle en lui. Dieu avait voulu qu’elle soit orpheline. Pour lui donner la chance de voir la vie sous un autre angle que celui de la jeune fille riche qu’elle devait être. À 18 ans, elle avait choisi de rester dans sa famille à elle et de continuer de chanter dans sa chorale à elle.

Il était donc 9h30 lorsqu’elle se mit en marche entre les deux. La matinée avait été longue. Elle était fatiguée, plus qu’à l’habitude. L’été était souvent plus épuisant que l’était l’hiver. Les jeunes de l’orphelinat où elle vivait encore y étaient plus agités. Mais aujourd’hui, elle avait donné un tour guidé de l’orphelinat à un journaliste qui attirerait des fonds vers la communauté. Du moins, Joy l’espérait profondément. Un grand sourire illuminait son visage. Son souffle était plus court que d’habitude.

Elle dut s’assoir en chemin pour reprendre son souffle. Mais la jeune adulte repoussa au fond d’elle cette idée traumatisante. Celle d’être malade et incapable d’agir pour sa société pour le monde qui l’entourait. Car Joy-Hannah Faith Kennedy était de ceux qui aimaient beaucoup donner mais qui détestait recevoir. Probablement parce qu’elle n’avait simplement pas l’habitude de recevoir. C’était pour cette raison qu’elle avait choisi de devenir médecin. Elle savait qu’il manquait de pédiatre. Des pédiatres accessibles pour les jeunes comme elle. Cette branche que la médecine peu connue qui s’appelait pédiatrie sociale était celle qui lui plaisait le plus. Sa meilleure amie, Bethany, avait choisi de s’engager dans le clergé quand elle en avait eu la chance pour changer la vie de jeunes. Mais Joy elle voulait être médecin pour voir maintenant le résultat de ses actions. La patience n’était pas la plus grande qualité de Joy.

Mais revenons-en au point. Joy poussa la porte de l’église et ses jambes se sentirent aussi tôt comme un morceau de coton qui se désintégra sous ses pas. La vue lui semblait brouillée. Le journaliste n’avait-il pas dit qu’il lui trouvait la mine bien pâle. L’adolescente se sentit malheureusement glisser de plus en plus. Le noir l’envahit brusquement. Quelqu’un finit par la trouver inconsciente sur le sol et elle fut roulé par ambulance au Seattle Grace Hospital, où Joy était bénévole depuis bientôt quatre ans. Joy rouvrit les yeux quand la civière entra dans les urgences du centre hospitalier.
Joy-Hannah – Qu’est-ce qui s’est passé? Où suis-je?
L’inquiétude se lisait dans la voix de la jeune demoiselle. Une voix courte et faible. Parfois admettre quelque chose était bien pire que de confirmer une peur que nous avions inscrite au fond de nous. Une peur qui nous grugeait lentement. Visiblement l’ambulancier n’avait pas entendu la voix de l’adolescente et se contenta de présenter rapidement le cas à un médecin qui se trouvait sur place.
Ambulancier – Joy-Hannah Faith Kennedy, 19 ans, retrouvée inconsciente dans l’église du bas de la ville, constante stable.
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MessageSujet: Re: I'm not dead [Meredith]   Lun 15 Aoû - 20:54

    Dimanche. Retour à la réalité. Meredith Grey réintégrait le Seattle Grace Hopital et tout se passait aujourd'hui. Elle avait voulu prendre le soin de se coucher tôt pour être en forme, mais impossible, l'excitation ne l'avait pas lâchée. Elle ne rêvait que de ça depuis son retour, maintenant, elle en était sûre. Retrouver l'ambiance de l'hôpital et ses camarades de chirurgie, et l'adrénaline qui va avec. Comment aborder une journée comme celle-ci? Elle n'avait donc pas beaucoup dormi, pour changer de d'habitude, et crut faire une syncope lorsqu'elle se regarda dans la glace. Elle avait encore maigri durant son séjour en France, son visage c'était creusé, et les cernes noires n'arrangeaient rien. Impossible de compter sur le maquillage, elle ne savait pas faire, et Izzie n'était plus là pour l'aider dans ces domaines féminins où elle ne connaissait rien. C'était étrange de se retrouver seule dans cette si grande maison. Elle avait le sentiment d'être encore plus seule lorsqu'elle se retrouvait entre ces murs sombres où il n'y avait que l'écho de sa propre voix pour lui répondre. Car elle avait commencé à se mettre à se parler toute seule, pour combler un vide.

    Meredith Grey, vous êtes sublime. On dirait que vous sortez de la morgue. Ce petit teint grisâtre ira parfaitement avec votre cercueil.

    Elle ne resta pas dans la salle de bain plus longtemps. Un coup d'eau fraiche sur le visage, une queue de cheval, elle était prête. Incapable d'avaler quoi que ce soit, elle passa quand même par la cuisine pour se servir un café -et prendre celui qui restait dans un gobelet, elle savait qu'elle en aurait besoin pour tenir. Elle savait qu'elle serait affectée aux urgences pour être testée, et là-bas, le rythme était plus que soutenu. La journée allait être longue.

    Elle arriva au SGH un peu en avance, et prit un grand plaisir à revêtir son ensemble de chirurgien. Elle dû s'avouer ressentir un sentiment de fierté en posant le badge à son nom sur sa blouse. Tout recommençait, c'était reparti, elle faisait à nouveau partie de l'équipe. Elle discuta un moment avec Cristina et Izzie, puis elle s'élança dans la foule qui représentait ce dont elle allait devoir s'occuper aujourd'hui : les urgences. Dans un premier temps, elle ne devait toucher à rien. Elle s'appuya donc contre un mur, les bras croisés sur le corps, bougeant nerveusement la jambe gauche. Elle mourait d'envie de se précipiter comme Alex sur les corps inanimés qui arrivaient, ou de n'avoir que juste le temps de saluer du bras tellement elle était débordée, comme Adisson venait de le faire. Oui, elle était impatiente de commencer et de se sentir enfin utile. Même si elle avait mal au ventre. Etait-elle toujours aussi compétente qu'avant? Etait-il possible de perdre la main? « Joy-Hannah Faith Kennedy, 19 ans, retrouvée inconsciente dans l’église du bas de la ville, constante stable.  » L'ambulancier venait de s'adresser à elle. Pour en être sûre, elle fit un demi-tour avec sa tête de chaque côté et remarqua qu'il n'y avait personne d'autre qu'elle. Son instinct de médecin prit le dessus. Et puis elle devait bien être là depuis plusieurs heures sans rien faire. Elle s'approcha doucement de la patiente, elle était éveillée, prit le dossier que lui tendait l'ambulancier et le remercia d'un signe de tête.

    Meredith Grey, je suis résidente ici, je vais m'occuper de vous.

    Elle ouvrit le dossier et commença à lire les grandes lignes pour voir ce qui l'avait amenée ici. L'évanouissement dans l'église, entre autre.

    Vous avez mangé ce matin?

    Elle prit dans l'une des poches de sa blouse une petite lampe qu'elle ouvrit un oeil, puis l'autre, de Joy-Hannah. Les pupilles étaient normales, les yeux n'étaient pas teintés, la symétrie bonne. Cela écartait déjà quelques pistes quand à la santé de la malade.

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MessageSujet: Re: I'm not dead [Meredith]   Mar 16 Aoû - 5:06

It's the moment of a sunset Friday
C'est ce moment d'un coucher de soleil du vendredi
Joy avait toujours été le petit rayon de soleil de son orphelinat. C’était l’un des rares endroits au monde où elle ne se sentait pas hors de la norme. Y avait-il vraiment une norme sociale dans les milieux aussi particuliers que celui qu’avait été l’enfance de Joy? Non. L’orphelinat avait toujours toléré beaucoup. Il avait accepté les rires, les sourires, les moments d’hésitation et les secondes chances. Car c’était ce que Dieu voulait : l’acceptation des différences de tous et chacun. La jeune demoiselle s’était donc développée à sa vitesse encadrée par les sœurs et les frères qui tenaient sa maison. Rapidement, elle avait montré le besoin d’aider les autres à sa manière et ses grands talents pour l’école. Ils avaient jugé bon de la faire commencer à 4 ans la première année. Elle savait déjà lire et écrire et s’exprimait avec plus de mots que la plupart des jeunes de son âge. Les dirigeants de son école savait d’où elle venait. De cette famille riche dont la mère était femme à la maison et qui avait été brutalement assassinée ainsi que son mari. Et leur fille était aussi particulière que la rumeur ne le disait. Elle était sociale et souriait toujours en posant toutes les questions qu’elle avait envie de poser. Toutes celles qui l’intriguaient terriblement. Elle n’avait peur de rien. Et n’avait pas froid aux yeux. Son audace la tuera disait-on.
La docteure – Meredith Grey, je suis résidente ici, je vais m'occuper de vous.
L’enfant de cinq ans qu’avait un jour été Joy-Hannah Faith Kennedy n’avait jamais disparu. La plus grande partie de sa personnalité restait toujours la même. Elle était cette adolescente trop sociale qui faisait confiance aux autres et qui aimait leur parler et savoir tout ce qui les préoccupait. Avec le temps, Joy s’était aussi montrer comme étant une jeune femme très observatrice. Et c’était justement ce qu’elle avait fait jusqu’à cet instant. Elle avait observé la docteure qui se rapprochait d’elle. Visiblement en retrait, elle avait hésité à venir vers Joy. La couleur de son uniforme lui disait qu’il s’agissait d’une résidente. Pourtant Joy connaissait la majorité des résidents des services du Seattle. Elle y était bénévole depuis si longtemps. Était-ce une nouvelle? Dans ce cas, il fallait se présenter poliment.
Joy-Hannah – Et moi, je m’appelle Joy-Hannah Faith Kennedy, comme l’a dit l’ambulancier, mais appelez-moi juste Joy ou Faith, quoi que je préfère Joy. Vous êtes une nouvelle résidente, hein? Je ne me rappelle d’aucune Meredith qui travaille ici depuis quatre ans. Ça fait quatre ans que je suis bénévole ici. La librairie sur roue, c’est moi. Vous êtes résidente en quoi?
Il fallait bien être Joy pour se présenter de cette manière. D’une manière aussi complète, même si l’on venait d’être admis aux urgences d’un hôpital. Avec un grand sourire dans la voix. La jeune demoiselle détestait quand quelqu’un se présentait à elle sans avoir la moindre intention d’être gentil. La gentillesse et la chaleur était les deux qualités les plus apprécié par l’adolescente. Elle qui aimait être ami avec tout le monde avait besoin de chaleur humaine pour se sentir à son aise. Beaucoup disaient que c’était le fait d’avoir justement grandi loin d’une fratrie qui l’avait rendu aussi apte à se socialiser. Aussi capable de tisser ses liens par elle-même sans que personne ne lui tende de main. Elle aimait aider les gens qui ne savaient pas nécessairement qu’ils avaient besoin de tendresse et de gentillesse. Elle s’était assise en indien sur la civière, se sentant déjà plus forte que l’instant qui l’avait précédé. Ses longs cheveux blonds tombaient devant ses yeux, lui rappelant qu’elle était due pour aller chez sa coiffeuse et faire raccourcir d’un quart de pouce le toupet de sa coiffure. La jeune demoiselle souriait à la résidente. Elle dévoilait des dents blanches parfaites et régulières. Elle s’était toujours tenue comme chanceuse de ne pas avoir eu besoin de broche. Comme elle n’avait jamais été adopté, l’argent de ses dépenses était pris dans l’orphelinat jusqu’avant sa majorité qui était considérer comme dix-huit ans dans le système. C’était d’ailleurs à 18 ans qu’elle s’était rendu compte de l’identité de ses parents et de la chance qu’elle avait d’être aussi aisée et de n’avoir aucune dette envers l’orphelinat qui l’avait élevée.
Meredith – Vous avez mangé ce matin?
La lumière passa dans le regard de Joy. Oui, elle réagissait convenablement à la lumière. Il n’y avait pas d’inquiétude à y avoir sur ce point là. Joy sourit doucement. La docteure lui avait posée une question à laquelle l’adolescente s’empressa de répondre avec un magnifique sourire sur son visage.
Joy-Hannah – Oui, je mange toujours le matin. Je ne comprends vraiment pas ce qui s’est passé. Et je n’aime pas ne pas comprendre.

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MessageSujet: Re: I'm not dead [Meredith]   Mar 16 Aoû - 12:42

    Meredith aimait particulièrement le contact avec les patients. Elle avait un petit côté timide qui s'envolait dès qu'il s'agissait de prendre quelqu'un sous sa blouse et de lui venir en aide. Elle avait été habituée à grandir seule, mais avait toujours eu besoin de ce contact humain de la part des autres, de cette attention qui lui manquait tant venant de ses parents. C'est dans les yeux des autres qu'elle s'était construite. Et dans leurs yeux qu'elle cherchait la reconnaissance et l'amour dont elle avait toujours été privée. La thérapie qu'elle avait suivie lui avait donné ce résultat. Elle fut donc ravie de voir que sa patiente s'ouvrait à elle aussi facilement. C'était souvent le cas, la blouse blanche faisant office de confiance presque naturellement. «Et moi, je m’appelle Joy-Hannah Faith Kennedy, comme l’a dit l’ambulancier, mais appelez-moi juste Joy ou Faith, quoi que je préfère Joy. Vous êtes une nouvelle résidente, hein? Je ne me rappelle d’aucune Meredith qui travaille ici depuis quatre ans. Ça fait quatre ans que je suis bénévole ici. La librairie sur roue, c’est moi. Vous êtes résidente en quoi?  »

    Chirurgie. Ca fait deux ans que je ne travaille plus ici. Joy, c'est un prénom qui vous va bien. Vous pouvez m'appeler Meredith.

    Je souriais tandis que l'on déplaçait son lit dans l'une des cabines des urgences. Un peu d'intimité était la bienvenue, surtout lors des consultations. Meredith prit soin de tirer le long rideau vert pour qu'elles se retrouvent toutes les deux dans un espace confiné. Elle se rappelait parfaitement la procédure à suivre, comme si elle n'avait jamais quitté le SGH. « Oui, je mange toujours le matin. Je ne comprends vraiment pas ce qui s’est passé. Et je n’aime pas ne pas comprendre. » La jeune femme s'était assise sur un tabouret pour se mettre à la hauteur de Joy-Hannah et s'amusait à allumer et éteindre la lampe nerveusement. Il faut dire que c'était son premier patient depuis son retour et qu'elle n'avait pas intérêt à se tromper. Il allait falloir faire des examens plus approfondis. En gros, elle allait passer la journée, et sûrement celles qui suivaient, avec l'adolescente. Et cela ne la dérangeait pas. En plus d'être sympathique et polie, elle était toute souriante, et c'était vraiment agréable.

    Ne vous inquiétez pas, je vais vous faire passer une batterie d'examens et on trouvera ce qui a provoqué ce vertige. Ca vous est déjà arrivé par le passé?

    Meredith s'emparait à présent du tensiomètre. Elle avait rangé la lampe dans sa poche, et s'était relevé de son tabouret, impatiente. Elle ne tenait pas en place. Elle le passa autour du bras de Joy et appuya dessus jusqu'à ce que son bras se trouva emprisonné, puis relâcha la pression jusqu'à ce que le brassard se dégonfle entièrement. Les variations permanentes de la tension de l’artère se transmettent ainsi à la bulle d’air du brassard et permettent de donner le résultat qu'elle lu à haute voix.

    11,7. C'est plutôt bon. Vous faites des chutes de tension?

    Elle griffonna les résultats dans le dossier. Rien n'était à laisser au hasard. Elle préférait prendre son temps mais ne pas se tromper, et il fallait commencer par les bases. Mille questions déjà lui venaient en tête à poser à sa patiente, mais elle devait être fatiguée par ce qui venait de lui arriver et il fallait y aller doucement. Heureusement, Joy-Hannah ne faisait pas partie de ces ados incontrolables qui gesticulent partout et s'amusent avec le matériel médical. Elle était beaucoup plus calme et posée. Un cas parfait pour reprendre en douceur, se dit Meredith intérieurement. Elle souria à la jeune femme de toute la tendresse dont elle était capable. Elle avait presque envie de la remercier. Grâce à elle, elle retrouvait les gestes et les attitudes qui lui avaient tant manqué.

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MessageSujet: Re: I'm not dead [Meredith]   Jeu 18 Aoû - 22:33

When our conversations twist
Quand nos conversations tournent
[justify] La vie nous réserve des surprises. Un tas de surprise. Joy-Hannah était bien placée pour le savoir. Sa vie n’avait été qu’une longue suite d’élément du hasard. Une longue liste de choses qui n’auraient pas du se produire mais qui avait quand même eu court dans sa vie. Chaque épreuve que l’on affrontait formait notre personnalité et notre caractère. Certains disons que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Mais dans le cas de cette adolescente, ce n’était pas le cas. Chaque épreuve que le destin mettait sur son chemin renforçait sa conviction que Dieu existait. Chaque épreuve testait sa croyance en Lui. Pour certains croire était quelque chose d’ardu et d’étrange. Mais Joy croyait. En partie parce qu’elle avait grandi dans ce milieu. Elle avait grandi dans un milieu catholique pratiquant. Mais aussi parce qu’il lui fallait une justification pour tout ce qui pouvait mal tourner dans une vie. Et Dieu seul savait comment une vie pouvait mal tourner.
La docteure – Chirurgie. Ça fait deux ans que je ne travaille plus ici. Joy, c'est un prénom qui vous va bien. Vous pouvez m'appeler Meredith.

Joy-Hannah – Ah! Chirurgienne. C’est cool. Moi, je vais être en pédiatrie. Pas la chirurgie pédiatrique. J’aurais trop peur de manquer mon coup sur ces petits humains. Je suis en troisième année de médecine. Enfin, je vais l’être en septembre. Merci beaucoup, Meredith. Votre nom est super aussi.
Tout ce qui n’avait pas tué Joy avait fait d’elle cette petite fille vraiment trop gentille. Le genre à faire une collecte dans sa fraternité à l’université pour acheter un méga bouquet de fleur à un membre de la fraternité qui s’était cassé une jambe. Sa naïveté l’avait souvent amené à se faire blesser. Les gens ne la voyait que comme cette chic fille qui ne savait vraiment pas voir le mauvais dans une personne. Malgré son intelligence, elle n’était pas le genre à se fâcher pour un rien pendant des lustres et des lustres. Elle avait besoin de la gentillesse des autres. C’était, encore une fois, là que son Dieu intervenait. Il ne pouvait pas avoir fait les gens simplement méchant. Cela aurait été cruel et inapproprié et de sa part que de s’assurer de torturer les gens. Si Dieu était miséricordieux et qu’il pardonnait, il ne faisait pas souffrir. C’était le diable qui faisait souffrir. L’adolescente souriait toujours.
La docteure – Ne vous inquiétez pas, je vais vous faire passer une batterie d'examens et on trouvera ce qui a provoqué ce vertige. Ça vous est déjà arrivé par le passé?

Joy-Hannah – Non, c’est la première fois. Et on peut se le permettre. Ce n’est pas la bonne journée. J’avais un solo aujourd’hui. J’avais travaillé fort pour avoir le Ave Maria. Il voulait la donner à une voix plus jeune. Très frustrant quand il s’acharne à faire ça. Il sait très bien que c’est mon chant préféré.
Pour la première fois, Joy eut une petite moue. Oui, cela l’atteignait de ne pas avoir le solo. C’était l’un de ses préférés. Sa version d’Ave Maria qu’elle aimait plus que toutes les autres. Mais sa moue fut de très courte durée et elle fut encore remplacer par un magnifique sourire éclatant avec un roulement d’épaule. Car Joy était ce genre de fille. Celle qui savait que la colère et la rancœur ne servaient absolument rien. Elle pardonnait facilement, encore plus facilement que son Dieu. Il ne fallait pas en vouloir au père McKay. Il avait fait ce qu’il pensait être bien. Et Joy n’avait pas le droit de contester la voix d’un des hommes de Dieu. La docteur pris la pression. Pendant ce temps, l’adolescente jouait avec son collier. Elle n’avait pas beaucoup de bijoux pour une riche. En fait, sa petite croix en or était probablement le seul bijou de valeur qu’elle avait.
La docteure – 11,7. C'est plutôt bon. Vous faites des chutes de tension?

Joy-Hannah – Pas à ma connaissance.
Décidément, malgré toute sa bonne volonté, Joy sentait qu’elle allait être un cas embêtant. Et elle n’avait pas envie d’enquiquiner la chirurgienne. Après tout, un simple cas de vertige, ce n’était pas du tout passionnant pour une chirurgienne. Les chirurgiens aiment couper et explorer de manière plus directe… Ne pas simplement prescrire des suppléments alimentaires et renvoyés le patient chez lui, incapable de faire mieux.
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MessageSujet: Re: I'm not dead [Meredith]   Ven 19 Aoû - 12:07

    Meredith avait décelé chez la jeune femme plusieurs « indices » qui montraient sa foi en Dieu et cela l'intriguait un peu. Comment croire à ces choses spirituelles quand on tenait des vies entre ses mains à longueurs de journées? Son regard traînait beaucoup sur la croix en or de la jeune patiente. Qui disait religion disait famille et à ce niveau-là Meredith était loin d'être une experte. Une mère
    omnibulée par son travail et par son amant, un père absent. Pas de quoi rendre Dieu fier. Elle n'avait jamais été amenée à se rapprocher de la religion, et elle se demandait si cela lui aurait plu. C' était peut-être ce qui lui manquait. Elle mourait d'envie de poser des tonnes de questions à sa jeune patiente, mais elle n'osait pas ouvrir la bouche, professionnalisme oblige. Surtout un jour de retour. Surtout qu'elle avait plus ou moins « volé » la patiente. Laquelle répondit à sa question sur sa tension ; « Pas à ma connaissance. » Cela restait donc à surveiller. Cela méritait des examens supplémentaires, et donc, impliquait de garder la patiente pour la nuit.

    On va devoir vous garder pour la nuit, afin de pouvoir vous faire subir une suite d'examens.

    Elle savait que ce genre de nouvelles était généralement mal pris. Non pas que les gens ne faisaient pas attention à leur santé, mais ils étaient souvent pris dans une routine de vie qui les dérangeaient quand ils ne pouvaient pas la suivre. Pourtant, Meredith avait pu voir plusieurs cas au cours de son internat où certains patients auraient mieux fait de les écouter. C'était ça être chirurgien, savoir assurer la sécurité des patients; Et cela impliquait des décisions qui n'étaient pas toujours faciles à prendre.

    Je vais vous faire remplir un dossier pour votre admission ici.

    Elle espérait que Joy-Hannah ne se braquerait pas contre cette décision, déjà qu'elle avait émis le regret de n'avoir pu chanter le matin-même à cause de son malaise. Meredith connaissait son métier et cela était nécessaire, il n'y avait aucun doute là-dessus. Pour parfaire les analyses, elle décida d'effectuer une prise de sang. Elle savait qu'il était important qu'elle ait un bon contact avec sa patiente pour cela, et elle estimait que c'était le cas. Elle sentait entre elles deux passer un courant plutôt amical.

    Je vais vous faire une prise de sang, ça nous permettra d'avoir quelques éléments d'analyse supplémentaires.

    Tout le matériel était à disposition. Meredith posa un garrot sur le bras droit de la patiente, afin que sa veine gonfle, puis imbiba une compresse d'alcool qu'elle frotta sur sa peau à l'endroit de la future piqûre avant d'y insérer l'aiguille. De bas en haut, c'était important. Tout cela était méthodique, clair, précis. Et permettrait peut-être de déceler ce qui avait provoqué ce malaise. Plusieurs choses était plausibles : la mauvaise circulation du sang, la douleur, le stress, la consommation de médicaments ou d'alcool, la déshydratation, le manque de sommeil, une blessure à la tête, une attaque, une maladie cardiaque et un accident vasculaire cérébral. Cela pouvait être aussi grave que peu significatif.

    Est-ce que vous souffrez de nausées, de maux de tête?

    Meredith était concentrée sur le sang qui circulait des veines de Joy-Hannah aux différentes petites pipettes qu'elle avait préparées. Elle relevait cependant la tête de temps en temps pour lui sourire. Elle ne ressentait pas de stress de sa part, mais elle savait que se retrouver dans un hôpital, surtout pour des raisons inconnues, était toujours un peu inquiétant. Elle avait envie de la rassurer.

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MessageSujet: Re: I'm not dead [Meredith]   Dim 21 Aoû - 3:02

It's the fifth day of ice on a new tattoo
C’est le cinquième jour sur la glace d’un nouveau tatou
[justify] Si Meredith gardait un souvenir négatif de ces parents, Joy ne se souvenait absolument pas de ses parents. Elle n’avait aucune connaissance de cette nuit, celle où ces parents étaient morts. La maison des Kennedy ressemblait à un manoir miniature situé dans un quartier aisé de la ville, sur une propriété intacte. C’était une nuit de juin, il faisait chaud. À l’étage, dans sa chambre, Joy dormait doucement. Monsieur et madame Kennedy prenaient un verre dans le salon en parlant de leur journée. William parlait de sa boîte de mannequinat qui prenait tous les jours de l’ampleur. Lily parlait de sa fille qui avait appris de nouveaux mots et de son œuvre caritative qui avait un nouveau donneur. Un bruit s’était fait entendre dans la maison. Comme du verre cassé. Lily avait mis le tout sur le dos de leur nouvelle femme de ménage qui n’était pas aussi bonne que l’ancienne. Ils se préparent à monter à l’étage pour aller rejoindre leurs lits quand deux hommes surgirent dans le salon. Il y eu du sang. Beaucoup trop de sang. Agonisante, Lily composa le numéro des services d’urgences et demanda aux gens de venir à la résidence pour prendre soin de sa fille.
Meredith – On va devoir vous garder pour la nuit, afin de pouvoir vous faire subir une suite d'examens.

Joy-Hannah – Oh! Je comprends très bien. Vous croyez que je vais pouvoir faire un appel tantôt. Il faudrait que j’appelle pour dire que je ne rentrais pas.
Joy ne parlait jamais du fait qu’elle vivait dans un orphelinat. Elle ne voulait pas que les autres aient pitié d’elle. Parce que les orphelinats étaient associés à des histoires tragiques. Des histoires comme la sienne. Mais Joy n’avait jamais eu l’impression que son histoire était tragique. Parce qu’elle avait grandi sans ses parents et qu’elle n’avait appris qu’à ses dix-huit ans qui étaient ses parents et comment ils étaient morts. Pour elle, elle n’avait pas de maison. Elle appelait chez elle, se rendait chez elle. Mais elle n’avait pas de maison car pour elle une maison était associée à famille. Et une famille était un concept dont elle n’avait pas connaissance. Et plutôt que de s’imaginer que sa vie en orphelinat était une vie normale, elle préférait se considérer comme chez elle que de se demander comment appeler son foyer.
Meredith – Je vais vous faire remplir un dossier pour votre admission ici.

Joy-Hannah – C’est avec plaisir que je vais le faire.
Elle sourit doucement à la doctoresse. Jamais Joy n’avait vraiment été malade. Elle s’était cassé un bras dans une chute en patin quand elle avait cinq ans mais c’était une des accompagnatrices de l’orphelinat qui avait remplis les papiers. Joy n’avait fait que sourire et parler sans cesse de ses rêves de princesse au médecin qui avait été en charge d’elle. C’était donc une nouvelle expérience et bien que triste, cette nouvelle expérience était justement nouvelle ce qui la rendait très intéressante pour la jeune femme qui adorait découvrir de nouvelle chose, comprendre et questionner. Elle savait très bien qu’elle énerverait probablement une ou deux personnes. Mais c’était dans sa personnalité, c’était son caractère à elle qui était définit de cette manière et elle ne changerait jamais vraiment.
Meredith – Je vais vous faire une prise de sang, ça nous permettra d'avoir quelques éléments d'analyse supplémentaires.

Joy-Hannah – Je vais vous laissez faire. Vous êtes le médecin et je ne suis qu’une étudiante.
Joy-Hannah la regarda faire avec une curiosité étonnante. Elle se pencha la tête sur le côté gauche. Et regarda avec une concentration étonnante chacune des actions de la femme. Elle la regarda serré le garrot en souriant. Nettoyer la veine. La marquer doucement. Prendre l’aiguille et la pointer. Joy ferma les yeux pendant un petit instant sentant le petit pincement de l’aiguille qui rentrait dans la veine. La jeune demoiselle sourit doucement en retenant à peine un « awesome » quand elle vit la première seringue se remplir de sang. Oui, elle était intriguée et captivée. C’était ce qui l’avait poussé vers la médecine. Elle savait que ce petit flacon de sang aurait mille et une utilités. Il aiderait à dépister des centaines et des centaines de maladies. L’adolescente sourit doucement. En relâchant un peu sa concentration pour un petit moment.
Meredith – Est-ce que vous souffrez de nausées, de maux de tête?

Joy-Hannah – Des maux de tête un peu ces derniers temps. Mais j’ai mis ça sur le fait que c’est assez bruyant chez moi et qu’il est assez difficile de se trouver seul. Et parfois des nausées, faut dire que la bouffe est pas toujours super.
Joy sourit doucement en répondant à la question. Elle se doutait bien que plusieurs maladies pouvaient être en cause. Certaines dont le diagnostic ne faisait pas peur, par exemple, l’anémie. Mais d’autre dont le diagnostic était tout bonnement effrayant comme « cancer ». Et Joy, bien qu’étudiante en médecine, fascinée par les prouesses du corps humain et croyante en Dieu trouvait qu’elle était encore trop jeune pour être sur l’article de la mort. Elle avait que dix-neuf ans et avait à peine vécue.
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