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 I Can't Drown My Demons.They Know How To Swin.

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MessageSujet: I Can't Drown My Demons.They Know How To Swin.   Dim 29 Nov - 4:54


Un mois et demi que tu es arrivé à Seattle, des tonnes d'affaires sont passées sur ton bureau et elles ont toutes été résolues, mais actuellement, vous êtes marqués par cette dernière, un cas particulièrement difficile. Vous avez passé exactement dix-neuf jours sur le terrain pour en finir avec un trafic d'organes qui se trouvaient sur plusieurs états. Il vous a fallu sept victimes pour découvrir un trafic qui dure depuis exactement deux ans et que personne n'a su intercepter. C'est pour cette raison que ce soir, toute l'équipe et même toi, vous vous retrouvez dans un bar, un cabaret, enfin, un endroit ou il y a de la musique, de l'alcool et de nombreuses personnes, pas de quoi te mettre à l'aise dans cette foule. Tu n'aimes pas réellement ça, mais Rossi a dit que tu allais passer une bonne soirée, certainement meilleure qu'une à la maison dans la solitude et encore et toujours avec des tonnes de dossiers. Votre boss a tous vous a donné trois jours de congé, de quoi prendre un peu de temps, de se reposer et de recharger les batteries. Parce que malgré le succès de cette enquête, il y a des blessures qui resteront durant encore des mois. Deux personnes de l'équipe ont été blessé, légèrement évidemment, mais ça reste des marques. Les images ont été choquantes, les propos tenus par les malfaiteurs aussi, mais c'est le métier, tu sais pertinemment qu'il faut faire avec et surtout, vivre par dessus. Tu es bien placé pou savoir tout ça car tes nuits sont encore agitées par des cauchemars, parfois des hurlements à la suite, des sueurs froides, tu as décidé par toi-même de retourner vois un psychiatre histoire de mettre les choses au clair une bonne fois pour toute, une démarche que Rossi a apprécié aussi de son côté.

Lentement mais sûrement, tu t'approches de ta nouvelle équipe, tu t'y attaches, parce que tu en avais peur au départ, parce que tu ne veux pas que la fusillade se reproduise, tu ne pourrais pas y survivre, mais tu commences à sourire, à te laisser un peu aller, deux sourires par jour, une sortie de temps en temps, c'est énorme pour toi, ils ne s'en rendent certainement pas compte encore. Tu es quelqu'un de particulier, tu ne vis pas comme tout le monde, surtout pas les gens de cette nouvelle équipe, ils croquent tous la vie à pleines dents, ils n'ont peut de rien et sont une réelle famille dans laquelle tu t'intègrent comme père de substitution, enfin, pour presque tous. Ta première rencontre avec Ellen est ancrée en toi, cette jeune femme n'a de cesse de te surprendre, elle est bien plus qu'une femme magnifique, elle a tout pour réussir et gravir les échelons, c'est pourquoi, même si elle ne le sait pas, tu l'as prise sous ton aile ce qui a fait réagi Rossi d'ailleurs, pour une raison que tu ignores, tu ne sais pas ce que celui-ci manigance,mais il a définitivement quelque chose en tête.

C'est d'ailleurs avec la tête bien remplie que tu fais ton entrée dans le bar, les mains dans les poches, tu es vêtu d'un jean noir et d'un polo vert foncé, quelque chose de plutôt décontracté histoire de les laisser te voir pour la première fois sans un costume taillé sur mesure qui t'enfonce dans cette image du patron sans cœur, ce que tu n'es pas. Tu rejoins timidement ton équipe qui se retrouve à applaudir et à siffler ton arrivée, de quoi te mettre bien.

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MessageSujet: Re: I Can't Drown My Demons.They Know How To Swin.   Dim 29 Nov - 5:29


    Les affaires se suivent, sans se ressembler. A croire que chaque dossier repousse un peu plus les limites de l'insoutenable, de l'acceptable, de la folie ou encore de l'immoral. J'imagine bien que nous ne sommes pas là pour régler des conflits de voisinages, et je sais aussi que choisir cette voie n'était pas innocent. En avance sur mon cursus scolaire de nombreuses années, j'aurais pu choisir n'importe quoi, n'importe quoi pour crouler sous l'argent que je gagnerais, que je dépenserais comme une putain de bourgeoise le long des Champs Elysées, Place de la Concorde ou n'importe où à Paris, ou même dans le monde. La France me plaît, sans doute parce qu'elle représente le charme, l'oisiveté, un peu comme l'Italie, dont je tiens la majorité de mes origines. Mais on ne fait pas plus italien que David Rossi, alors j'ai arrêté de me mesure à lui dans une quelconque mesure, sur ce plan là. Mais au lieu de ça, j'ai choisi la BAU. L'étude du comportement, mais pas n'importe lequel, le pire, l'humain, sans doute le plus meurtrier. Ce qui nous différencie des bêtes, c'est notre capacité à distinguer le bien du mal, à raisonner, paraît-il. Quand on voit tout ce que je vois, on en doute, forcément...
    Mon père, ce tueur en série que tout le monde recherche encore, celui-là même ayant fait de moi une paria. J'aurais pu être la fille de Ben Laden que mon nom n'aurait pas pu être plus compliqué à porter. Contraignant, mais que voulez-vous, en changer ? J'aurai pu prendre celui de ma mère, mais je suis trop butée pour ça, je ne veux pas vivre en me cachant, mais en existant, pour tenter de comprendre ce père maintenant absent, et recherché, parmi les hommes les plus dangereux d'Amérique...
    Agent Ellen Gibson, c'est mon nom. Mais ce soir, je ne suis qu'Ellen. Sans doute peut-être la maîtresse d'un homme aussi éméché que moi, qui me tapera dans l'oeil et que je me taperais tout court, pour la poésie. C'est à ça que ressemble ma vie. Métro, boulot, dodo. Mais le sexe dans tout ça ? Ne parlons pas d'un tabou, nous sommes profilers et assez bien placés pour savoir que notre métier y est étroitement lié, du fait que 80% des crimes commis sont à caractère sexuel. L'homme est conditionné, mais son instinct réagit à deux choses : la bouffe et le sexe... Les débordements sont forcément fréquents.

    Mais ce soir c'est toute l'équipe qui décompresse, dans notre bar habituel. Ce qui l'est moins, c'est notre nouveau chef d'équipe, Ian Donovan, dit... Ian Donovan. Aucun surnom, ni diminutif, tout est comme ça chez lui, tout est carré, comme il doit être, et aucun débordement ne semble toléré, jamais... Rossi m'a un peu parlé du bonhomme, un homme seul, divorcé, qui souffre, encore, et pour longtemps, de la perte de son ancienne équipe, tout du moins de la moitié d'entre elle. Mais buvons, il est temps de décompresser.
    Rossi m'a également beaucoup troublé en me parlant du style de femme que Donovan aurait pu convoiter, et il se trouve que j'en fais partie. Et il se trouve même que selon lui, je serais celle qui pourrait le rendre heureux, mais c'est un italien, il adore les comédies dramatiques du genre. Moi je pense que ce ne serait une bonne idée ni pour lui, ni pour moi et encore moins pour l'équipe. Mais bien que j'emploie toutes mes forces à ne pas le montrer, quelque-chose me trouble chez lui. Outre le fait qu'il soit brillant, professionnel et tout ce qu'on pourrait attendre du boss idéal. Il partage non seulement ma vision du métier, mais a aussi cette mélancolie profonde dans le regard, celle qui m'attire chez un homme. Autre que pour un coup tiré dans mon appart ou une chambre de motel, ou parfois, au plus pressé, à l'arrière d'une bagnole comme au temps du lycée. Classe, pas vrai ? Il faut bien que jeunesse se passe, je n'ai pas eu d'enfance. J'ai toujours été très attirée par les emmerdes, c'est le moyen de le vérifier.

    Hey boss, venez lancer les hostilités, qu'est-ce-que vous buvez ?

    J'ai eu le temps de repasser chez moi, de me changer, d'enfiler une jupe courte, noire, une chemise blanche, cintrée, et d'y nouer grossièrement une cravate pour un côté old school, tandis que ma veste en cuir traîne sur le dossier d'un tabouret.

    Personne n'était vraiment certain de vous voir ce soir, vous créez la surprise. Encore une fois...

    Accordant un demi sourire en lui tendant sa commande. Ses talents de leader étaient connus de tous, mais de là à savoir gérer une équipe déjà formée depuis des années sans créer de tensions, chapeau bas l'artiste.

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MessageSujet: Re: I Can't Drown My Demons.They Know How To Swin.   Dim 29 Nov - 19:40


Ton arrivée semble être une surprise pour tous, il est vrai que tu n'as pas été aux dernières soirées de l'équipe, tu avais l'habitude avec l'ancienne, tu te rendais même chez les membres eux-mêmes, tu connaissais leurs familles, certains de leurs proches, tu étais dans leur vie. Désormais, tout est nouveau, tout doit recommencer à zéro, tu ne sais pas si tu dois apprendre à les connaître tous, tu ne sais pas réellement comment te comporter parce qu'au fond, tu as peur que la fusillade se reproduise encore, tu as peur de perdre des amis et d'en voir d'autres marqués à vie, avec rien pour pleurer si ce n'est des blessures indélébiles. Tu t'en es bien tiré, comme toujours tu est arrivé, en héros, mais en héros en retard. Tu t'en veux encore et toujours pour ça, même si évidemment ce n'est pas de ta faute, mais tu as ce complexe de vouloir sauver le maximum de personnes, éviter les pertes, la douleur inutile et atroce qui coule dans les veines des humains victimes de tueurs qui souvent n'ont guère d'empathie. C'est ce qu'il s'est passé tout au long de cette affaire, un long réseau de malades qui n'avaient qu'une seule envie, c'était de découper des corps afin de vendre des organes tout en tirant une part d'un large plaisir en plus d'une compensation avec beaucoup d'argent. C'était une affaire on ne peut plus captivante autant qu'horrible, surtout lors de la découverte des corps, tous les tueurs du réseau n'avaient pas le même mode opératoire ce qui a donné du fil à retorde à l'équipe. Mais au final, tout est bien qui finit bien, cette affaire classée, tu sais que vous avez réellement quelques jours de repos à vous offrir, tu te tâte à partir en foret, deux jours, une idée de Rossi évidemment, le temps de se ressourcer et de passer du temps tous les deux, comme au bon vieux temps, mais tu n'as pas encore donné ta réponse. « Bonsoir. » Un sourire se dessine sur le coin de tes lèvres, il est très petit, mais il est présent et le fait qu'Ellen soit la première à t'adresser la parole te met un peu mal à l'aise, non pas que tu ne l'apprécies pas, au contraire et le regard brillant et amusé de Rossi ne t'aide pas à te sentir à tes aises, maladroit tu étais avec les femmes, maladroit tu le resteras. « Hum... Un whisky, sec, merci. » Une nouvelle fois tu souris avant de t'installer avec les membres de toute l'équipe après l'avoir saluée d'un simple signe de la main.  

Installé à la droite de Rossi, tu te retrouves à la gauche d'Ellen qui t'offre ton verre assez rapidement et qui ne perd pas une seule seconde pour entamer une conversation, dans le but de te mettre à l'aise, et cela fonctionne malgré tout ce que tu peux penser. « J'aime créé la surprise et je pense que c'était une excellente occasion de venir surtout après cette dernière affaire, je pense qu'on a tous besoin de se retrouver, en dehors du travers, pour... décompresser. » Le dernier mot de ta phrase a du mal à en sortir ce qui fait pouffer de rire Rossi qui manque alors de s'étouffer avec son verre ce qui te fait pincer les lèvres. Ce homme est pire qu'un enfant, il se mêle de tout, il se permet tout, mais en même temps, il est certainement le plus expérimenté de tous ici, il a tout vu, tout fait et n'a peur de rien, cependant, il est l'homme le plus sage ici malgré son caractère d'enfant qui amuse la galerie, ça et ses histoires avec les femmes qu'il a eu dans sa vie, des livres, il pourrait en écrire des tonnes et des tonnes, il trouverait des lecteurs, rectification : des tonnes de lecteurs. « Alors Lane, qu'est-ce que ça fait de sortir de ton appartement pour rejoindre le commun des mortels ? » David n'en perd pas une pour te mettre mal à l'aise et tout le monde se met à rire pendant qu'il glisse sa main sur ton épaule gauche avant de taper derrière ton dos. « Allez bois un peu, on va passer une bonne soirée ! » C'est à ce moment que tout le monde vient à trinquer à cette affaire classée, à ces moments difficiles qui sont désormais derrière vous. Lentement tu poses ton verres en face de toi alors que la conversation s'engage autour de toi et tu demeures dans le silence, tu écoutes, comme tu l'as toujours fait, tu apprends des tas de choses sur les autres comme ça, c'est amusant parfois mais c'est pas normal que les autres se retrouvent à nus devant toi et que tu restes cet homme secret. Prenant ton courage à deux mains, après une seconde gorgée de ton verre, tu te tournes vers Ellen sans remarquer le regard de Rossi et son haussement de sourcils et enfin, tu ouvres la bouche, prenant une initiative. « J'espère que ces quelques jours de repos vous faire du bien à tout le monde, ils sont amplement mérités. » Il n'y a rien de plus général et anodin pour débuter une conversation, mais toi et les femmes tu sais exactement ce que ce n'est pas ton fort, draguer etc, ce n'est plus de ton âge, tu pourrais le dire, mais quand tu vois Rossi tu sais que ça ne marche pas comme ça, cet homme est un aimant à femmes, rien que ce soir, tu sais qu'il a autant de chance, même plus que n'importe qui ici de partir avec quelqu'un et de passer une nuit inoubliable.

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MessageSujet: Re: I Can't Drown My Demons.They Know How To Swin.   Ven 4 Déc - 19:54

    Dis-moi ce que tu bois et je te dirais qui tu es. A la façon dont il prend son scotch, je n’imaginais pas autre homme que Lane Donovan. Whisky sec, sans fioriture, direct à l’essentiel, sous sa forme la plus dure et conventionnelle. Le scotch apporte un côté viril, l’absence de glace un côté pragmatique, ce sont les hommes, les vrais, qui le prennent ainsi, ou ceux qui ne trouvent plus de réconfort en autre chose qu’un alcool aussi fort. Il n’a pas peur de finir ivre devant son équipe, tout simplement parce qu’il sait qu’il tiendra le choc, il n’en n’est pas à son coup d’essai. Ce n’est pas un homme qui boit, mais un homme qui le fait occasionnellement pour se vider la tête. Il faut vraiment que j’arrête de laisser mon boulot me bouffer la tête comme ça. Je sais très bien que Lane est un homme sur lequel on peut compter, un chef d’exception et il est hors de question que je n remette ça en cause, pour autant, son moral nous inquiète tous un peu, moi en particulier. Se pourrait-il que je m’attache aux hommes autant que je m’attacherais à une figure paternelle ? C’est autre chose qu’avec Rossi cette fois, je ne saurais le décrire. C’est simplement… différent.

    J’attrape son verre en remerciant le barman d’un clin d’œil qui le fait rougir. Je suis habituée à ce genre d’attitude et il m’arrive parfois d’ne jouer. Parfois ou souvent si ça peut arranger mes affaires. Je sais que c’est mal, mais le charme n’est-il pas l’atout le plus redoutable d’une femme ? Je pense savoir que si et c’est bien pour ça que je ne m’en prive pas. Je suis jeune, si je n’en profite pas aujourd’hui, je m’en profiterais pour ainsi dire jamais.

    - Belle tentative, mais je n’en crois pas un mot. Vous n’êtes pas le genre à entrer dans un bar pour décompresser. Vous êtes un solitaire. Ce soir, vous avez fait un énorme effort. Je me trompe ?

    Mais comment je m’adresse à mon boss, moi ? Je vais finir par pointer au chômage, ça va pas trainer. Le petit sourire en coin et le rictus amusé de Rossi me font signe que je suis totalement hors conventions. Je n’aime pas me sentir comme la gamine que je suis au fond, celle de la rebelle du lycée qui répond au prof. J’ai toujours été une grande rebelle, mais un bébé rebelle, une gamine de quelques années de moins qui la ramenait un peu trop. Oh j’en ai pris des roustes, mais je ne me suis jamais tut. C’était bien trop facile.

    - Ça fait tellement longtemps que je ne sais même plus à quoi ressemble le fait d’avoir son weekend. Je vais prendre le volant, ou un billet d’avion et voir où ça me mène, le hasard… Et vous, vous les occupez comment vos rares moments de répit ?

    Me tournant vers lui en affichant mon plus beau sourire ne finissant mon verre cul sec avant de commander un autre mojito au barman.

    - D’habitude je l’accompagne, je n’aime pas la savoir seule quand elle part sur un coup de tête, mais cette fois-ci, j’ai d’autres projets. Tu voudrais pas…


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MessageSujet: Re: I Can't Drown My Demons.They Know How To Swin.   Sam 26 Déc - 16:24


Certainement que si tu avais plus confiance en toi-même, tu pourrais aussi bien t'en sortir que Rossi, cependant, ce n'est pas ton genre de te retrouver avec un coup d'un soir, tu n'es pas de ces hommes là qui vivent sur le pouce, qui vivent à la seconde et qui prennent le plaisir comme il arrive, toi de ton côté tu le laisses s'installer, tu le prends par le quotidien. Enfin, c'est ce que tu croyais, au final la monotonie conjugale n'était pas suffisante, que ce soit pour ta femme ou pour toi-même qui t'es plongé dans un travail qui t'as coûté énormément. Tu vis pour ton travail au final, c'est ce dont tu t'es rendu compte, rapidement après la découverte du célibat. Très belle découverte d'ailleurs, un beau scandale qui t'as offert un magnifique rendez-vous avec ton ancien patron qui demandait des explications sur le pourquoi du comment ton ex-femme s'est retrouvée à hurler dans les bureaux du FBI. Longue histoire, vous étiez mariés depuis des années, ni toi, ni elle ne voulait d'enfants, vos boulots comptaient énormément, c'est pourquoi tu pensais que vous étiez sur la même longueur d'ondes, mais manifestement non, elle voulait plus, mais en même temps, elle n'en disait rien et à vrai dire, tu n'as jamais cherché à comprendre alors que tu avais tout sous les yeux. Elle te trompait, avec des collègues de son travail, elle vivait à moitié avec l'un deux et pourtant, elle n'avait de cesse de te hurler dessus lorsque tu prononçais le nom d'une de tes équipières décédées dans l'embuscade, persuadée que tu couchais avec alors que tu es la fidélité incarnée. Enfin, si on retire ton travail de l'équation. Est-ce que c'est possible de tromper quelqu'un dans une relation amoureuse avec un travail ? Dans ton cas, manifestement c'est une question à se poser, d'ailleurs c'est Rossi qui te faisait souvent cette remarque de te demander si, tu préférais travailler ou rester en compagnie de ta femme. Le silence était souvent ta réponse. « Un effort sous la menace. » Un regard amusé se laisse dessiner, il est destiné à Rossi, c'est son idée, sa menace. « Je ne regrette cependant pas... » C'est toujours comme ça, tu est tiraillé entre l'idée de lire de nouveaux dossiers ou de regretter de ne pas d'être déplacé à une soirée, et du coup, d'être en retard dans ton travail, ce que tu hais, mais tu adores travailler. Difficile de décider, mais très sincèrement, si tu n'étais pas venu, Rossi se serait pointé avec son arme de service sous ton menton pour t'obliger à venir. Tu réponds simplement à ses questions, tu ne lui en veux pas pour ses questions, pas ce soir, tu n'es techniquement pas son boss, mais plus un collègue qu'autre chose, pas encore des amis, mais qui sait, ça va arriver, simplement, tu dois arrêter de te braquer.

Cette idée de les mettre dans la même situation que tes derniers proches reste en travers de ta gorge, tu ne pourrais jamais te le pardonner, surtout que la première n'est toujours pas passée, alors une seconde, c'est inimaginable... Ils ne méritent pas, à vrai dire, personne ne mérite ce qu'il s'est passé il y a quelques mois, c'était une tragédie pour tout le FBI, un choc de savoir que ceux qui font la sécurité ne sont pas eux-même en sécurité. Tu prends une gorgée de ton verre avant de t'installer proche de tout le monde, tentant de simplement te mettre à l'aise et ici, cela signifie entre Ellen et Rossi. « Mes moments de répit ? C'est une excellente question... » Ta main gauche glisse sur ton menton alors que Rossi pouffe de rire t'empêchant de répondre immédiatement, rapidement tu lui donnes un coup de coude sous le regard amusés des autres qui ne font que rire et discuter. « Un verre de scotch devant la télévision avant de dormir, je pense que c'est le mieux. » Enfin, le mieux, ce que tu fais plus généralement et dormir, c'est un demi-mensonge, tu te couches dans ton lit et tu ferme les yeux espérant que ça sera suffisant pour te reposer, au final, tu dors plus après les discussions dans l'avion ou encore à ton bureau. Perdu dans tes songes, tu t'apprêtes à lui poser une question, mais l'intervention du barman te coupe dans ton élan et tu te renfrognes soudainement, ton regard devient plus sombre, Rossi fronce les sourcils avant de secouer la tête sur les côtés, il sait ce que tu ressens et cela l'amuse, il y a de quoi vu la situation. Tu serais prêt à le remballer à l'aide de quelques mots, mais pas question de se mêler de la vie privée d'Ellen, pas comme ça, pas maintenant, cela n'a pas de sens. Ce barman n'a pas de limites. « En tout cas, si le hasard te mène dans un état d'ébriété, on sait pertinemment qui ne te raccompagnera pas. » Rossi pouffe de rire après cette réplique et surtout, les airs de Lane et du barman. Jackpot.

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MessageSujet: Re: I Can't Drown My Demons.They Know How To Swin.   Dim 3 Jan - 0:04


    La notion de plaisir est tellement dérisoire dans notre métier. Et surtout particulièrement alternative. Nous ne pouvons pas vivre pour le plaisir, ce n'est pas un boulot que nous pouvons qualifié de "passion" mais de vocation. On ne peut décemment pas dire que notre job est un plaisir, c'est une vocation. Impossible de formuler les choses ainsi, nous nous occupons de débusquer des tueurs en série, et si nous avons à nous charger de lui, c'est qu'il y a de nombreuses victimes derrière lui, et par là-même, des familles endeuillées, vous comprenez donc que la nuance se trouve être particulièrement importante...

    Ma notion de plaisir, je la prends en dehors de tout ça, même si mon boulot est plus important que tout - pas de mecs pour me faire voir les choses autrement et... je tairais la suite, je me refuse à en parler, j'y pense déjà bien assez. Mais je le trouve le moyen de me sortir la tête de tout ça, de toutes ces images glauques et insoutenables, comment ? En profitant de ce genre de moments, je sors, je profite d'un peu de temps avec des collègues, qui sont devenus des amis, et puis une famille, une vraie famille, plus présente et surtout bien plus saine que la mienne...

    Mon boss n'a pas encore fait la moindre réflexion sur mon nom de famille, remarquez, les Gibson sont nombreux, et j'ai le bonheur de ressembler à ma mère. Même si certains traits et caractéristiques de mon comportement sont typiquement de mon père... Le grand tueur en série, connu et craint de tous, d'ailleurs plus que recherché, Ted Gibson. Son nom fait trembler, ses crimes retournent l'estomac et son histoire fait couler beaucoup d'encre. Je ne sais pas où il se trouve, mais si j'en suis là aujourd'hui, si j'en suis, si jeune, dans une unité qui, je le sais, finira par me détruire moralement et physiquement, c'est pour essayer de comprendre, et le retrouver... Non pas pour l'étreindre une dernière fois, mais pour le faire payer. Lui faire payer mon enfance volée, les larmes de ma mère et les galères qui ont suivies. Imaginez un peu à quoi ressemble le quotidien d'une femme et d'une gamine de tueur en série ? Un véritable enfer qui m'a conduit en désintox, c'est d'ailleurs de là que m'a tiré Rossi, Rossi que j'avais rencontré pour la première fois quand il enquêtait sur les meurtres de mon père, je n'avais alors pas plus de 6 ou 8 ans... Puis il m'a retrouver bien plus tard... en centre de désintoxication, un peu après avoir obtenu mon diplôme, soit vers 14 ans... Je jouissais alors d'une avance scolaire assez confortable pour tout faire très vite. Il m'a sortie de là, ou plutôt il est responsable de mon séjour là-bas. Après m'avoir trouvée dans une ruelle glauque, une seringue dans le bras et le nez poudré, il m'a foutu dans un centre, je lui en ai voulu comme je n'en n'ai jamais voulu à personne, mais six mois plus tard, le jour de ma sortie, il était là. Devant l'établissement, dans ses santiags de 20 ans d'âge, mais présent... Et puis il m'a envoyé à la fac, réglant tous les frais, jusqu'au dernier centime, ma bourse au mérite, je l'avais perdu en entrant en cure... Je le sais, et il sait sans doute que je sais, mais nous n'en n'avons jamais parlé. Je lui ai dis merci, une fois, il m'a lancé un regard qui valait tous les de rien du monde, mais qui voulait aussi dire "tu as eu ta chance, tu n'as plus le droit de te planter". Depuis ce jour, je bosse nuit et jour, dans l'espoir de mettre un terme au cauchemar qui porte le nom de mon père...

     - Sans gueule de bois le lendemain ? Vous êtes mon héros...

    Je ne compte plus les lendemains de coups de blues, ceux pendant lesquels je peux descendre deux verres de scotch et me retrouver le lendemain matin avec une gueule de bois mémorable. Je n'aime pas le scotch, mais je me force à en boire quand je déprime, peut-être pour comprendre encore une fois, comment mon père pouvait descendre des bouteilles entière de ce breuvage qui laisse un goût acre dans la bouche et une douleur intolérable dans la tête...

    - Quoi, lui ? Ca fait des mois qu'il tente sa chance, des mois qu'il prend refus sur refus, il veut pas comprendre, qu'est-ce-que j'y peux ? Je devrais peut-être en embrasser un devant son bar pour le lui faire comprendre... Des volontaires ? ^^

    Je suis une grande blagueuse, pas toujours drôle, mais qui me le demande après tout ? Je ne suis pas de ces filles qui pensent que tout leur est dû, que tous les hommes sont à ses pieds, et pourtant... Je n'ai rien de plus à offrir qu'une nuit torride et au revoir le lendemain, je prends un jet, ne m'attends pas, la traque aux tueurs en série est impitoyable avec les relations de couple ! Ne t'attache pas, tu risquerais de le regretter !

    - Et je ne suis pas... en état d'ébriété... Manquant de tomber de mon tabouret en cherchant à me lever pour aller chercher la prochaine tournée. Bon, peut-être un peu joyeuse, mais... Je peux rentrer toute seule... ça se voit pas ?!

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Ellen GIBSON

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MessageSujet: Re: I Can't Drown My Demons.They Know How To Swin.   

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